Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Le centre hospitalier d'Argonne crée une commission éthique ouverte à tous Avons-nous les mêmes valeurs ?

Publié le mercredi 10 octobre 2012 à 11H00 - Vu 142 fois


Depuis le début de l'année, un groupe de pilotage travaille, au sein du centre hospitalier d'Argonne,  à la création de la commission éthique.

Depuis le début de l'année, un groupe de pilotage travaille, au sein du centre hospitalier d'Argonne, à la création de la commission éthique.


Ouverte à tous, particuliers comme professionnels, la commission d'éthique mise en place par le centre hospitalier de Sainte-Ménehould visera à améliorer la prise en charge des patients.

FAUT-il forcer un malade à manger pour son bien ? A quel moment arrête-t-on de soigner une personne en fin de vie ? Chaque jour, le personnel de l'hôpital comme de la maison de retraite est confronté à ce type de question.
Pour y répondre au jour le jour et de manière pratique, il existe des procédures.
Réflexion collégiale
Des décisions sont également prises avec la famille. Parfois, les soignants assument seuls leurs choix, faute de pouvoir en discuter avec d'autres.
Afin de permettre à chacun de réfléchir sur ce type de question, le centre hospitalier de Sainte-Ménehould travaille, depuis le début de l'année, à la création d'une commission d'éthique.
Pour Nathalie Golebiewski, le cadre de santé qui pilote ce projet, il ne s'agit pas d'instituer pour la forme une commission qui ne serait qu'une coquille vide. « Nous avons envie que ça vive. C'est pourquoi nous avons décidé de l'ouvrir sur l'extérieur. La commission est ouverte à tous : professionnels de santé, association, grand public. Nous invitons tout le monde à y participer. »
Un outil à saisir
A y regarder de plus près, nous sommes effectivement tous concernés par les questions qui seront abordées.
La commission fonctionnera en deux temps. Deux fois par an, elle organisera des conférences-débats sur des thèmes spécifiques.
C'est le cas lundi prochain avec un échange autour de la place de la personne dans sa vie et dans l'institution (lire ci-dessous).
Toute l'année, elle pourra être saisie d'une question éthique posée par un particulier comme un professionnel.
Elle réunira alors un groupe de travail composé des personnes concernées par la question et des professionnels les mieux placés pour y réfléchir.
« Nous n'apporterons pas forcément de réponse mais ce sera un moment d'échange d'expérience qui peut aider les gens à accepter certaines situations », souligne Nathalie Golebiewski.
Existe-t-il des réponses toutes faites à des questions aussi sensibles que : « Si une personne risque de chuter, doit-on l'attacher à son fauteuil ou prendre le risque qu'elle tombe ? », « Pour une personne en fin de vie, doit-on l'hospitaliser ou la laisser en maison de retraite ? », « Pour une personne qui refuse de s'alimenter, doit-on la forcer ou respecter son choix ? »
Derrière ces questions très concrètes, on voit se dessiner les questions de bien et de maltraitance et, de manière plus globale, une répartition des valeurs entre ce qui est « bien » et ce qui est « mal ».
Autrement dit les fondements de notre société. Voilà qui concerne vraiment tout le monde et devrait donc inciter tout un chacun à participer aux réflexions de la commission éthique.
Stéphanie VERGER
Pour contacter la commission éthique, il faut joindre Nathalie Golebiewski au 03.26.60.81.41 (poste 2413) ou par mail : n.golebiewski@ch-argonne.fr

Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952