Publié le vendredi 25 mai 2012 à 10H44 - Vu 199 fois
Nanou et Olivier Collard de Courboin ont réalisé les jolis vitraux qui ornent la bâtisse.
Demain à 15 heures, la municipalité castelle inaugurera le Casteloscope. Une maquette synchronisée à un film qui retrace l'évolution de ce château dont il ne reste plus grand-chose aujourd'hui.
LE VIEUX CHÂTEAU, quand on est dessus, on ne s'aperçoit pas forcément de sa taille. Encore moins de ses contours. On en voit bien quelques bouts. Nous savons que la Porte Saint-Pierre est à tel endroit, les plus grandes cuisines d'Europe à un autre. Mais sait-on où était la Tour Thibaut, le logis seigneurial ? Et comment a évolué son architecture au fil des ans ?
Pour combler notre ignorance, la municipalité avec l'unité d'archéologie a décidé de mettre sur pied un outil interactif et ludique dans l'ancien relais. La bâtisse n'est bien entendu pas restée en l'état. Antoine Cosson, l'architecte l'a complètement remaniée. Le bâtiment, accessible aux personnes à mobilité réduite et aux malentendants, est désormais tout de pin revêtu et bientôt quelques murs végétalisés à l'emplacement des fenêtres grillagées le recouvriront.
Dix minutes de film
À l'intérieur, plusieurs espaces sont aménagés : l'un est dédié à une boutique (elle n'est pas encore ouverte), un autre aux archéologues et le troisième au fameux Casteloscope. Cette pièce décorée de jolis vitraux renferme une maquette en bois de 4,15 mètres d'envergure. Sculptée par l'ébéniste à la retraite Roland Chignardet, à l'échelle 1/100e, elle représente 3D l'esplanade du vieux château à notre époque. Inclinée pour mieux la visualiser, elle se marie à un écran géant disposé juste derrière.
Sur cet écran, défile un film de 10 minutes et trente secondes retraçant l'évolution du château du IVe siècle à nos jours. La voix de Nicolas Jobert le metteur en scène de La Mascara, à Nogent-l'Artaud, accompagne les images. En même temps, la maquette prend vie. À l'aide de loupiotes ou de fils lumineux qui s'allument ici et là pour matérialiser l'endroit indiqué au même moment dans le film. La technologie prend d'assaut le château médiéval, et c'est réjouissant.
« Nous avons maintenant un lieu sur le château même, dédié au château et à son histoire », résume Sébastien Ziegler, le responsable des archéologues. Certes, on ne retient pas toutes les dates évoquées dans le film (ndlr : nous l'avons testé en avant-première mercredi après-midi) mais, on ressort de la bâtisse en étant convaincu que le vieux château c'est une longue histoire.
Il aura fallu neuf mois de gestation pour mettre sur pied ce Casteloscope. Son coût : près de 55 000 €. L'aménagement du relais complet étant de 535 000 euros, le tout étant financé par la Ville à hauteur de 20 %, la communauté de communes, la Région, le Département, et l'Europe pour 40 %.
Inauguré demain, dès 15 heures, le site sera ouvert au public à partir du vendredi 1er juin. Les visiteurs pourront s'y rendre gratuitement tous les après-midi entre 14 heures et 17 h 30. Un guide les accueillera et mettra en route le film.
Une version anglaise devrait aussi bientôt voir le jour. « Nous ajusterons les horaires s'ils ne sont pas adaptés, c'est évolutif », conclu l'archéologue.
Frédérique PETRE
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Commentaires anonymes
27/05/2012 à 12h02
Vous savez ce que c'est l'économie touristique ? c'est la seule chose qui nous reste en France pour dynamiser notre pays. On regarde toujours combien ça coûte mais jamais combien cela peut rapporter. Les sommes engagées autour d'un projet rayonnant et créateur d'emplois c'est plusieurs dizaine de millions d'euros. L’investissement au château quelques centaine de milliers d’euros était nécessaire mais il apparaît comme une charge parce qu’il n’est pas suffisamment ambitieux pour créer des centaines d’emplois, sachant qu’il faut apporter chaque année de la nouveauté à hauteur de 10 %. Château Thierry aurait dû reconstruire son château depuis les années 60 ,comme l’on fait d’autres villes et département du côté de la Dordogne depuis les années 60. Provins aussi est un bonne exemple.
Je reconnais que la modification de la ville plus quelques petite animations apporte un objectif de promenade le weekend mais cela n’a rien à voir avec un véritable développement touristique professionnel puissant qui sortira le sud de l’Aisne vers le haut. C’est une question d’imagination et de volonté. Le développement touristique doit rapporter et pas être une charge avec des entrées gratuites.
fautpasmemmerder
25/05/2012 à 23h23
Eh bien les électeurs de la Communauté de Communes ils payent vraiment vraiment beaucoup pour la ville. Et puis 20 % ville plus la part de la communauté de communes de la ville donc 30 % ??? OUI tel le labyrinthe fabuleux, le vieux château est un gouffre pour l'économie locale. Qui est l'Auteur de ce gouffre ??? Un Ambitieux du paraître à ne surtout pas élire.