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Le bilan carbone de Michelet

Publié le lundi 25 juin 2012 à 10H17 - Vu 76 fois


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Le directeur François Hanse a expliqué la démarche opérée par l'école en présence du maire, Patrick Day, son adjoint, Claude Nonni, et l'inspecteur de l'Éducation nationale, Lionel Tordeux.

Le directeur François Hanse a expliqué la démarche opérée par l'école en présence du maire, Patrick Day, son adjoint, Claude Nonni, et l'inspecteur de l'Éducation nationale, Lionel Tordeux.


Au terme de plusieurs mois de travail, l'école Michelet a calculé son bilan carbone : ses émissions globales représentent 85,28 tonnes équivalent carbone.

DANS les entreprises ou les collectivités, ce diagnostic se développe de plus en plus, mais une école qui décide de calculer son empreinte carbone, c'est sans doute une première. C'est le challenge qu'a relevé, au terme de plusieurs mois de travail, l'école élémentaire Edmond-Michelet, sous l'impulsion de son directeur, François Hanse, et grâce à l'implication de trois enseignants Mme Dos Santos et MM. Amicel et Kinet.

Un travail minutieux

Le bilan carbone, rappelons-le, est une méthode de comptabilisation des gaz à effet de serre (GES) et permet de mesurer l'impact global d'une activité sur l'environnement. Les classes de CM1 et CM2 de Michelet et leurs professeurs ont donc dû, pour dresser ce bilan, se lancer dans un travail titanesque de collecte de toutes les informations indispensables à ce calcul savant, mené en collaboration étroite avec la société soissonnaise Clair'Environnement et sa responsable, Claire Dautremepuits.
La tâche a été répartie en fonction des cinq postes d'émissions de gaz à effet de serre : les sources fixes (électricité, chauffage) ; les déplacements des personnes (personnel, élèves) vers l'école ou lors de sorties scolaires ; les matériaux et services entrants (fournitures scolaires, repas de la cantine, matériaux d'entretien des bâtiments) ; les déchets directs ; les émissions liées aux constructions de biens durables (bâtiments, informatique, mobilier…).
Les écoliers ont ainsi mesuré, relevé, interrogé, comptabilisé, calculé, vérifié, enregistré, et calculé encore. Certaines données leur ont été fournies par la Ville, à l'image des factures de chauffage, d'électricité ou de téléphone.
Au terme de cette vaste enquête, les éléments collectés ont été exploités par Clair'Environnement et le verdict est tombé : les émissions globales de GES de l'école Michelet représentent 85,28 tonnes équivalent carbone par an. Dans ce bilan, il y a deux postes principaux, les sources fixes avec 49,58 % (énergie) et les émissions liées aux constructions de biens durables (41,99 %).
Les déplacements des élèves et du personnel arrivent en troisième position.

Des solutions proposées

Comme il ne peut pas y avoir de diagnostic sans remède proposé, les élèves de Michelet ont aussi planché sur les solutions envisageables pour diminuer l'empreinte carbone de leur école.
Le poste le plus générateur de gaz à effet de serre étant l'énergie, le passage récent au bois de la chaufferie de Presles est, à lui seul, un élément positif puisque les émissions seront réduites de 89 % ! D'autres petits gestes quotidiens peuvent aussi les réduire encore.
Les deux classes mobilisées sur ce travail ont délivré d'autres préconisations en ce qui concerne les déplacements, en favorisant les « transports doux » (à pied, vélo, trottinette), la réutilisation des fournitures ou l'emploi de matériels plus « verts », le recyclage…
À court terme, les émissions annuelles de GES de Michelet pourraient ainsi diminuer de 42,46 %. En fin de semaine, leurs camarades de Fiolet étaient présents à ce bilan. Le travail à Edmond-Michelet pourrait bien… faire école !
Philippe ROBIN
probin@journal-lunion.fr

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