Publié le samedi 20 février 2010 à 11H00 - Vu 16 fois
JEAN-CLAUDE BECRET a 66 ans, et il est président de l'une des plus vieilles associations châlonnaises, la Jeanne d'Arc. Depuis bientôt 30 ans, il est à la tête des sept sections restantes.
« J'ai commencé en tant qu'adhérent, dans la section gymnastique masculine. A l'époque c'était la fanfare et la gymnastique qui faisaient tourner l'association. Il y avait énormément de monde. On était 400, même plus. Au moins 100 gymnastes, 200 tireurs… » se souvient le président avec un brin de nostalgie.
Un âge d'or révolu ?
« Une centaine de personnes pour la fanfare, et puis environ 50 majorettes. Plus toutes les autres sections bien sûr ». Aujourd'hui, l'association qui a accueilli bon nombre de Châlonnais ne compte plus que 284 adhérents. « La fanfare et les majorettes, c'est tombé. Les jeunes ne voulaient plus faire ça. » La section gymnastique a perdu un peu de son aura. « On a bien essayé de créer des cours de fitness, mais il fallait payer un intervenant extérieur… Les gens préfèrent aller en salle maintenant, pour les horaires. Ils comparent tout. Nous ne sommes qu'une association. » Qui, pour tourner, a besoin de bénévoles. « Il y en a de moins en moins, surtout motivés pour animer une section », confesse Jean-Claude Becret. Et de l'argent.
« On espère tenir encore »
« Il y a quatre ou cinq ans, nous avons eu de gros problèmes financiers. Le bâtiment est vieux.. Il a été construit en 1878… » La mairie châlonnaise a mis la main au portefeuille pour sortir la Jeanne d'Arc de cet écueil. « On espère tenir encore. Aujourd'hui ça va mieux, mais on ne peut pas toujours demander à la mairie», reconnaît-il avec sagesse. « C'est pour ça, qu'aujourd'hui, on organise des lotos ou des concours de belote. Pour la trésorerie. »
Mais le président n'en perd pas le sourire pour autant, même s'il voudrait bien passer la main. « L'an dernier quelqu'un avait repris. Mais il a finalement démissionné en août avec la secrétaire et le trésorier ».
Aussi modestes que puissent être les dernières sections, les sportifs, comme les artistes, persistent. Persévèrent. Et trouvent encore de la satisfaction à participer à la vie associative de la Jeanne d'Arc, qui, pour ces 100 ans, compte bien résister encore.
Sophie CARIVEN
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