Publié le mardi 24 mai 2011 à 09H01 - Vu 94 fois
« Les trois grosses pompes sont reliées à un groupe électrogène de 400 kwa », explique Claude Martor, directeur technique de l'entreprise RDN Martor.
VITRY-LE-FRANCOIS (Marne) Les trois grosses pompes ont été installées hier. À partir d'aujourd'hui, elles aspireront l'eau du grand bassin pour la recracher dans le bassin Sud. Cette opération est menée en continu jusqu'au 10 juin.
À Giffaumont, au bas de la digue qui cloisonne le bassin Sud, deux radeaux bleus flottent à la surface de l'eau. À leur bord, pas de touristes en perdition, mais trois grosses pompes : deux sur l'un, un seul sur l'autre.
Mise à l'eau hier après-midi, chacune de ces pompes mesure 25 cm de diamètre. Elle est capable d'aspirer et de rejeter 1 200 m3 d'eau par heure. Soit 3 600 m3 d'eau par heure au total pour les trois ou 86 400 m3 par jour.
« On va pomper l'eau du grand bassin et la déverser dans le bassin Sud qui abrite les plages de Giffaumont et de Braucourt », explique sur le terrain Claude Martor, directeur technique de l'entreprise RDN Martor basée à Blaise-sous-Arzillières.
Cette société avait déjà réalisé une opération de pompage similaire en… 2002.
Rajouter 1,30 m d'eau
Suite à un manque de précipitations depuis la fin du mois de janvier, le niveau du lac du Der est plus bas que d'habitude. Hier, il avait atteint péniblement la cote 137,69 ngf alors qu'il s'élevait à 138,95 ngf l'an dernier. Le 16 mai, il se situait à 137,67 ngf et le 19 avril, à 137,59 ngf. Oui mais voilà, les plages des bassins Sud et Nord ont été imaginées avec un niveau d'eau arrivant à la cote 139 ngf. « Si l'eau est plus basse, les baigneurs foulent des zones non recouvertes de sable. Ils marchent sur de l'argile, expliquait le directeur du Syndicat du Der, Thierry Cherrière, dans nos colonnes le 8 mai dernier.
Des tuyaux au-dessus de la digue
Avec leurs pieds, ils font remonter des particules. L'eau devient trouble et pas très belle ». Pour éviter la fermeture des plages durant la saison touristique, le comité syndical du lac du Der a retenu le 16 mai dernier la solution de pompage pour remonter le niveau de l'eau d'environ 1,30 mètre rien que dans le bassin Sud. Coût total de l'opération : au moins 130 000 euros.
Il a fallu 6 hommes et 1 journée entière pour installer les trois grosses pompes. « Elles sont encastrées dans le radeau. Des grilles ont été posées en dessous pour éviter qu'une personne se retrouve aspirée », indique Claude Martor de la société de rabattement de nappes du même nom.
Une vingtaine de mètres de longueur de tuyaux a dû être déployée, les conduits devant passer au-dessus de la digue de cloisonnement.
À l'autre bout, trois grosses pompes qui recrachent l'eau dans le bassin Sud qui s'étend sur 270 hectares. Elles sont reliées à l'un des deux groupes électrogènes de 400 kwa qui a été installé sur la rive et qui fonctionne au fuel. Elles sont mises en route ce matin. Elles devraient tourner tous les jours 24 heures sur 24 durant trois semaines, c'est-à-dire jusqu'au 10 juin.
Tout au long de cette opération de pompage, la circulation demeure interdite sur la digue de cloisonnement reliant la presqu'île de Rougemer à la presqu'île de Champaubert.
Les touristes et promeneurs sont priés d'utiliser la passerelle. Après le bassin Sud, ce sera au tour du bassin Nord de retrouver la cote.
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