Publié le jeudi 21 juillet 2011 à 09H58 - Vu 12 fois
Les opérations débuteront à 13 h 30.
L'hippodrome de Montier-en-Der accueille dimanche sa troisième réunion de l'été. Une sortie appréciée aussi bien par les turfistes que par les novices.
« DÉPART de la course n° 2 dans 5 minutes », annonce le speaker tandis qu'on se presse encore vers les caisses d'enregistrement pour finaliser son pari. Entre 2.000 et 2.500 personnes assistent à chaque réunion pour parier, ou simplement regarder le spectacle de la centaine de chevaux qui s'affrontent au trot ou au galop sur une des plus belles pistes en herbe de l'Est de la France.
« Avec la présence des haras nationaux, il y a une vraie tradition du cheval à Montier-en-Der », souligne le président de la société des courses Xavier Bind.
Un public local et fidèle
Dans le public, 60 % des gens ne viennent qu'à l'hippodrome de Montier-en-Der. Dans les tribunes, au bord du champ de courses, l'ambiance est détendue, familiale. Les courses sont la sortie du dimanche de nombreux habitants du secteur marnais, haut-marnais ou aubois. « On joue au PMU de temps en temps, mais il n'y a qu'à -Montier qu'on se déplace. On retrouve souvent des amis », expliquent Jacky et Annie, un couple de retraités de Vauclerc. Ils ne jouent pas forcément beaucoup, « un ou deux paris à 2 euros chacun. Mais une fois j'ai gagné un complet à 100 euros », se rappelle Annie.
Christophe, 22 ans, est venu de Chamouilley avec des amis. « Je n'y connais pas grand-chose, on joue pour jouer, rarement avec succès », rigole-t-il. Même si une bonne partie des parieurs semble novice, le PMU génère en moyenne 80.000 euros à chaque réunion, soit 10.000 euros par course, sur lesquels la société des courses touche un pourcentage.
« Nous tenons aussi à proposer des animations, pour les épouses qui ne jouent pas forcément, et pour les enfants », explique Xavier Bind. Et ça fonctionne, Yvan, Lucien et Raymondine regardent avec de grands yeux les acrobates déguisés en indien qui montent deux chevaux à la fois. « On ne vient pas pour jouer, juste pour regarder, et ça semble satisfaire toute la famille », expliquent leurs parents Nathalie et Emmanuel, des Franciliens en vacances à Giffaumont.
« On peut sentir les chevaux »
Les vrais turfistes y trouvent aussi leur compte. « Généralement, on regarde les courses à la télévision. Mais au bord de la piste, on regarde les chevaux s'échauffer, on peut sentir s'ils sont en forme ou pas. On peut se balader, entendre ce qu'il se dit du côté des écuries, c'est ce qui fait la différence », raconte Jean-Luc, un joueur confirmé de Troyes. Il se décrit comme un joueur régulier, mais raisonnable. « Je viens avec un billet de 100 euros, et je gère en fonction de mes gains. Mais la chance, ça ne s'achète pas ».
L'Aubois regrette tout de même qu'il n'y ait pas assez de caisses. Entre chaque course, on passe beaucoup de temps à faire la queue. L'hippodrome serait-il victime de son succès ?
R.H.
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