Publié le samedi 08 mai 2010 à 13H00 - Vu 1241 fois
Laurent Madeline, président de la CCEPC, a pris « pour un manque de foi » en sa parole, la décision du maire d'Epernay. En incrustation, Michel de Lillo et Jérémie Thévenin, les deux élus sparnaciens de l'opposition, ont quitté la séance.
FRANCK LEROY a tenu, jeudi soir, à exposer sa position aux élus de la communauté de communes « afin qu'il n'y ait pas de méprise ».
Lundi prochain, à la question de l'élargissement de la CCEPC par l'adhésion des communes de Vinay, Moussy et Brugny-Vaudancourt, le conseil municipal d'Epernay votera « contre ». La majorité des 13 communes de la CCEPC a pourtant déjà voté « pour » cette intégration.
Une décision qui, selon le maire, « ne remet pas en cause l'intégration des trois communes. Il s'agit juste de permettre à la ville d'Epernay de maintenir sa représentativité au sein de la communauté de communes ». Une représentativité qui, au regard des statuts actuels, n'était plus assurée.
Un conseil extraordinaire
Bien que la ville d'Epernay représente 70 % de la population de la CCEPC, sa représentativité, avec l'entrée des trois nouvelles communes, serait passée sous la barre des 40 %. Inacceptable pour l'édile.
Le maire a donc demandé à Laurent Madeline, président de la CCEPC, de bien vouloir modifier les statuts de la CCEPC avant de délibérer positivement sur la question. « Nous ne pouvons pas voter la délibération en l'état, mais nous sommes évidemment « pour » l'intégration de ces trois communes. Il s'agit juste d'un point de règlement à modifier. Lundi, nous voterons « contre » pour mieux voter « pour » lors d'un prochain conseil », a assuré le maire d'Epernay. Une décision qui a fait tousser dans les rangs communautaires. « Il eut été plus consensuel de ne pas voter contre, » a déclaré Laurent Madeline. « Je me suis engagé lors d'une réunion à modifier les statuts en juin. Je prends cela comme un manque de foi en ma parole… mais si la ville d'Epernay y tient ».
« Il y a la confiance et il y a le droit », s'est justifié Franck Leroy. En attendant, il va falloir provoquer un conseil de communauté de communes extraordinaire, début juin, afin de soumettre cette question du changement de statuts sur la représentativité des communes. Les 13 communes de la CCEPC devront alors reproposer au vote, en séance de conseil, l'élargissement de la CCEPC aux trois nouvelles communes. « C'est énervant », a fait savoir André Tessier, maire d'Avize, dont la commune a déjà voté pour l'intégration.
C'est en fait le seul moyen pour tenir les délais… et permettre une intégration officielle de ces communes au 1er janvier 2011.
Caroline GARNIER
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