Publié le mardi 31 janvier 2012 à 12H00 - Vu 176 fois
Bilan de cette journée de furetage le long de la voie de chemin de fer à Chambry : 16 lapins (96 en quatre interventions).
Il y a encore cinq ans, sur la moitié nord du département, la SNCF déboursait 152 000 € chaque année pour les dommages causés par « ses » lapins sur les champs situés aux abords immédiats des voies. Aujourd'hui, la somme a été réduite à 25 000 €.
Les lapins n'ont pas disparu comme par enchantement, leur prolifération a été régulée grâce aux opérations de furetage. La saison passée, 1 500 lapins ont été prélevés, essentiellement dans le Laonnois.
Parmi les fureteurs qui officient régulièrement près de la ville préfecture, des membres de l'Amicale des chasseurs de la SNCF de Tergnier. « Tout le monde y trouve son compte. Nous, on assouvit notre passion et la SNCF limite les dégâts, confie Alain Rayan, et puis, même à la retraite, j'ai gardé mon âme de cheminot. On vient ici avec d'anciens collègues, avec un état d'esprit de copains et on passe un bon moment. »
Animal percuté par un train
Depuis cinq ans, des battues aux sangliers sont organisées sur le nord du département. En 2011, onze bêtes ont été abattues au cours de sept chasses. « Ils causent des dégâts importants sur les champs mais peuvent aussi être percutés par des trains.
Il y a une quinzaine d'incidents de ce type chaque année, le plus souvent, ce sont des sangliers mais il y a déjà eu des chevreuils et même un cerf », explique le surveillant de travaux qui a, entre autres missions, la charge de veiller au bon déroulement des opérations de furetage.
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