Publié le lundi 15 octobre 2012 à 10H40 - Vu 97 fois
Après avoir accueilli plusieurs épreuves régionales (2008 et 2011) et une sélective nationale en 2009, la base de plein air de Bairon a servi de cadre aux Nationaux de marathon de canoë-kayak. Un succès malgré une météo capricieuse.
LE lac de Bairon était ce week-end le royaume des pagayeurs à l'occasion des nationaux de marathon de canoë-kayak monoplace et biplace* organisés par le Canoë-kayak du Pays sedanais. Le site du Chesne déjà très prisé par les adeptes d'activités pleine nature s'est avéré un terrain de jeux fantastique pour les 800 meilleurs spécialistes français cadets, juniors, seniors et vétérans rassemblés pour ce grand événement. Ils ont concouru dans les meilleures conditions hydrologiques. Même si l'après-midi de samedi fut gâchée par une forte averse amenant l'annulation pure et simple de six courses reines.
« Le vent et la montée des eaux rendaient vraiment le déroulement des épreuves trop dangereux. Il a donc fallu se résoudre à cette mesure extrême » confiait le speaker Pascal Duhec, ex-sportif de haut niveau.
« Ce sont malheureusement les aléas des sports de plein air. C'est d'autant plus dommage que vous avez ici un site surprenant, fantastique et sympa. En parfaite adéquation avec le marathon. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'on y revienne pour des épreuves en ligne » soulignait Patrick Bérard, vice-président de la « fédé ». Jusque-là, l'endroit avait en effet parfaitement répondu aux attentes des engagés.
Débarquements sur la plage
Les spectateurs venus découvrir cette spécialité, reconnue depuis 1980, avaient vue quasiment intégrale sur les 28 courses maintenues au programme pour décerner les titres nationaux.
Ils en ont bien profité. A l'image de Gauthier, venu de Vouziers : « Je suis novice en la matière mais j'ai apprécié l'énergie que déploient ces sportifs sur l'eau. C'est vraiment un sport éprouvant qui demande beaucoup de qualités : vitesse, force et équilibre. Chapeau à ceux qui pratiquent cette activité que j'avais déjà un peu découverte à la télé, cet été, à l'occasion des JO. En live, c'est encore plus impressionnant ».
Mêmes sensations fortes chez Hélène : « Pagayer par vent froid, parfois sous la pluie et qui plus est à genou pendant 15, 20 voire 35 km et durant plus d'une heure et demie, ce n'est pas rien. J'avoue avoir été scotchée. » Estelle a été plus intriguée par l'opération de débarquement concluant chaque tour des athlètes. « Une manœuvre surprenante. Ils sortent de l'eau en portant leur bateau sur la plage dans une zone balisée d'environ 200 m avant de repartir sur l'eau continuer la course. Ça doit pomper sérieusement l'organisme de ces sportifs tout terrain ».
Outre l'enjeu sportif, ce week-end nautique a aussi permis de mettre en valeur ce territoire du Vouzinois. « Nous avons voulu fédérer le monde associatif autour de cet événement afin de faire connaître les atouts de ce territoire à travers ses activités et les richesses économiques du terroir local en permettant à ses acteurs de montrer ses produits et ses productions ». D'où la bonne idée de mettre en place des stands aux abords du village des athlètes et sur les berges, le samedi matin. Malheureusement, le public n'a guère mordu…
Pascal REMY
* Le club de Charleville-Mézières avait organisé cette même manifestation en 2006 au Mont-Olympe.
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