Publié le mercredi 03 février 2010 à 01H00 - Vu 20 fois
Partez sur les traces des animaux en famille : observez les empreintes bien sûr mais aussi les terriers, les coulées, les restes de repas....
DEVENIR le Sherlock Holmes du monde de la forêt, c'est possible. Jusqu'au mois de novembre, la Maison de la nature de Boult-aux-Bois propose une série de sorties d'observation de la nature, pour les cœurs bucoliques.
Première escapade, ce samedi de 14 à 17 heures, sur les traces des animaux. Au menu, une petite randonnée tranquille de 3,5 kilomètres en passant par le Gros Chesne de Boult, pour débusquer les indices semés par la faune locale.
« Quand on dit 'traces' d'animaux, on pense tout de suite à une empreinte de patte de sanglier par exemple, mais il y a tout un tas d'autres indices, les restes de repas comme une noisette cassée en deux par un écureuil, les terriers, les coulées… Et si le temps se maintient, ce serait le top samedi de pouvoir pister les animaux dans la neige », indique Éric Jarosz, responsable pédagogique. « On ne peut jamais savoir à l'avance, mais avec un groupe de personnes plutôt silencieuses, on peut aussi avoir la chance d'apercevoir un chevreuil ou des oiseaux marrants comme le pic-épeiche. »
A chaque saison ses découvertes
Et ce n'est que le premier rendez-vous d'une longue liste aux thématiques variées. Les mercredis 10 et 17 février, les amateurs pourront aussi partir à la découverte de la forêt en hiver et apprendre notamment à reconnaître les arbres par leurs bourgeons. Plus ludique pour les petits bouts, les bêtes de la mare dévoileront aussi leurs secrets en avril.
« On s'intéresse à tout en fonction de ce qu'il y a et il ne faut pas que les gens s'ennuient. Jusqu'ici, les rendez-vous grand public étaient plus clairsemés, on se concentrait sur les groupes et les écoles », explique le guide. « Là, l'objectif qu'on se fixe c'est de diffuser toute l'information possible sur la nature et l'environnement. La nature, ça s'apprend, mais surtout ça se vit et c'est en allant dans les bois qu'on se rend compte des choses. Et puis, on répond à une demande. »
Godillots affûtés et mirettes à l'affût, huit personnes se sont d'ailleurs déjà inscrites à la première sortie. Visé au premier chef, le public familial. « En toutes saisons, il y a quelque chose à observer et tous les profils peuvent être intéressés comme les touristes de passage à partir de l'été. Mais on cible clairement les familles qui veulent se promener quand les enfants ne sont pas à l'école, ça change des jeux vidéo », continue Éric Jarosz. « Le but est d'inciter les gens à aller dehors. Quand on était gamins, le mercredi après-midi, on allait dans les bois construire une cabane. Ça s'est un peu perdu et beaucoup d'enfants ne savent pas reconnaître un chêne. »
Une lacune désormais facile à combler.
Audrey BENZAKEN
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