Publié le lundi 20 décembre 2010 à 10H42 - Vu 676 fois
Marcel Legrand (à gauche) a remis la médaille vermeil à Pascale Géné et Michel Disy.
Nouzonville (ARDENNES). Tradition respectée à la fonderie Nicolas, avec la remise de médailles du travail. Bonne nouvelle, l'année qui s'annonce devrait marquer une reprise.
VENDREDI, une réunion en petit comité s'est déroulée dans les locaux de la fonderie Nicolas, dans le haut de la rue de la Haillette, pour honorer deux salariés.
Marcel Legrand, le directeur général, a remis la médaille vermeil à Pascale Géné et Michel Disy, pour trente années de service. Mention particulière pour Pascale Géné qui travaille dans l'entreprise nouzonnaise depuis 1979 et qui est actuellement employée au noyautage. Michel Disy a d'abord passé 18 ans à la fonderie du Moulinet, à Charleville-Mézières, avant de venir à Nouzonville. Il est polyvalent, travaillant à la casse, au four, etc.
Les deux récipiendaires ont reçu leur médaille, un diplôme et « un petit quelque chose, malgré les difficultés du moment », leur a expliqué Marcel Legrand.
Cela dit, l'horizon s'éclaircit pour cette entreprise, filiale du groupe industriel français Delachaux depuis 2002. Si elle a été créée sous sa désignation actuelle en 1978, les origines de la société remontent au XIXe siècle. « J'ai retrouvé des traces remontant à 1860 », raconte le directeur général, en poste depuis 1999.
Pente ascendante
Spécialisée dans les petites pièces, les petites séries et les pièces compliquées, la fonderie Nicolas possède des clients dans tous les secteurs industriels, excepté celui de l'automobile, qui ne fait essentiellement que de la grande série.
La fonderie Nicolas travaille ainsi pour la construction mécanique, le matériel agricole, le matériel de BTP, le ferroviaire, secteur clef du groupe auquel elle appartient.
« Nous sommes les spécialistes des moutons à… 25 pattes », résume Marcel Legrand, pour expliquer le savoir-faire et la spécificité de cette entreprise employant 32 salariés permanents. « Nous travaillons exclusivement la fonte, mais de tous les types », poursuit le dirigeant de Nicolas.
En cette fin d'année, la conjoncture s'éclaircit donc pour la fonderie nouzonnaise. « Nous sortons d'une situation difficile. 2009 a été catastrophique. 2010 est sur la pente ascendante et 2011 devrait être une année correcte, même si nous n'atteignons pas le niveau des très bonnes années que furent 2006, 2007 et 2008. »
Dans le contexte actuel si morose de l'économie ardennaise, en particulier dans la vallée de la Meuse, voilà une nouvelle qui donne du baume au cœur en cette fin d'année.
Mirko SPASIC
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