Publié le mardi 07 février 2012 à 11H05 - Vu 91 fois
Valse des élus de gauche lors des quatre étapes carolos. Au collège Rouget-de-Lisle, Philippe Vuilque a remplacé Claudine Ledoux avant de céder la place à Christophe Léonard.
C'est bien connu : la Ville, c'est idéal pour faire campagne. Hier matin, à Charleville, on en a même eu deux pour le prix d'une. Résumé.
Quatre visites étaient programmées le matin. Au centre social de la Ronde-Couture, au collège Rouget-de-Lisle de la Houillère, dans les locaux de Droit de cité avenue Corneau, enfin au conseil général. Aussi surréaliste que cela puisse paraître, trois poids lourds de la gauche ardennaise ont relevé le défi d'y être présents… sans jamais se croiser.
Ainsi Claudine Ledoux et plusieurs de ses adjoints ont accompagné le ministre à la Ronde-Couture, avant de disparaître comme par magie.
À la Houillère, le député Philippe Vuilque est sorti de sa boîte. L'occasion de voir des scolaires donner une leçon de slam, et hop, il est reparti. Troisième acte chez Droit de cité : pour découvrir cette association qui lutte pour l'insertion des « jeunes de quartiers », place à Christophe Léonard. Il aura bénéficié de la cocasse visite des locaux (avec WC en prime), sans devoir affronter ses « amis » socialistes…
Enfin, au conseil général cette fois, de nombreux cadres et élus (pas que de droite…) ont regretté l'absence des conseillers généraux de Sedan, dont deux quartiers ont surfé sur les millions pour se refaire une beauté.
Chacun pourra avancer des raisons de canton, de circonscription, d'appartenance des bâtiments, etc. Il n'en demeure pas moins que le spectacle offert fut « décevant » pour les uns, « navrant » pour les autres. À droite, entre concert de louanges et superlatifs en tous genres, on sentait qu'il fallait remonter le moral des troupes à l'approche des élections. (Discrètement, un élu confiait : « Nous aussi on s'engueule, mais on lave notre linge sale en famille… ») Les raisons de se réjouir n'ont donc pas manqué. Florilège.
Maurice Leroy, ancien communiste passé par la case… Pasqua, cite aujourd'hui Nicolas Sarkozy dès qu'il le peut : « Tout le monde est mobilisé », « le gouvernement est dans l'action », « il y a une crise sans précédent », etc. Maniant la méthode Coué avec lyrisme, il a annoncé sans rire : « Charleville-Mézières est un symbole du renouveau français. Je souhaite du bonheur aux Ardennais et je crois qu'ils en prennent le chemin. »
Moins professeur d'art dramatique que de mathématiques, Benoît Huré a sorti la calculatrice : « Il faut ajouter les 360 millions de l'Anru (dont 28 du conseil général) aux 400 millions de l'autoroute. J'insiste : on n'avait pas connu un tel volume de travaux publics depuis la Deuxième Guerre mondiale ! »
Président de Droit de cité, Hamid Mohand-Kaci, plus sarkozyste que le roi, a rendu hommage à la moitié des élus de droite du département et inventé le sarkozysme à l'ardennaise : « Je propose de fusionner Pôle emploi et les missions locales, et d'engager une RGPP des associations de quartier » !
Enfin, Boris Ravignon, vedette de la journée, plus encensé que jamais (plus encore que lors de la visite de « NKM » la semaine dernière), n'a quasiment pas eu besoin de parler. Le ministre l'a fait pour lui. Le matin, à un enfant brillant de la Houillère, Maurice Leroy avait proposé de faire sa campagne si le petit se lançait dans la politique. Le ministre a sans doute voulu s'entraîner avec « Boris », ce « cher Boris », dont il a cité le nom pas loin de dix fois dans son discours.
Osant le comparer, au passage, à… Jack Lang, il a lancé, à l'adresse de tous les méchants esprits qui peuplent le département : « Vous avez de la chance d'avoir Boris ! »
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