Publié le vendredi 19 mars 2010 à 11H23 - Vu 38 fois
La Fondation 30 Millions d'amis s'est constituée partie civile dans ce dossier au même titre que l'association « Une forêt et des hommes » et le propriétaire de la maison où ont eu lieu les faits. Ils étaient tous trois représentés par l'avocat parisien Me Xavier Bacquet. Celui-ci estime que « le débat devrait s'arrêter dès lors que l'équipage n'a pas proposé de signer la décharge ». Il est dubitatif quant aux explications du maître d'équipage : « Je ne pense pas que dans le feu de l'action, l'Homme garde raison mais, au contraire, qu'il redevient un animal qui veut tuer. Renverser la responsabilité sur le cerf qui pourrait être dangereux est un raisonnement primaire : qu'il soit dangereux au moment où on va le mettre à mort, c'est normal, comme le serait n'importe qui à sa place. On parle d'un animal de proie, pas d'un fauve échappé d'un zoo. » De réclamer 5 000 € de dommages et intérêts pour les deux associations qu'il représente et la même somme au titre du préjudice moral subi par le propriétaire. La SPA, également partie civile, exige aussi 5 000 €. Sans compter les frais demandés par les deux avocats, 4 500 € au total, la somme est rondelette.
Cas de conscience
Me Duflot plaidera en faveur d'une relaxe de son client, Éric Turquin, tout comme le fera Me Dejas pour Cyrille Vernes. Tous deux s'appuient sur le même argument : « Selon les textes, le fait d'achever un animal mortellement blessé ou aux abois ne constitue pas un acte de chasse. La mise en cause (chasse non autorisée sur le terrain d'autrui clôturé et attenant à une habitation) ne tient plus, dès lors qu'il manque l'un des trois termes de la citation. ». Me Duflot avance le cas de figure où l'animal aurait eu la vie sauve et aurait empalé un enfant ou qui que ce soit d'autre dans le village : « Mon client a pris la décision de commettre une infraction, mais il ne pouvait pas faire autrement eu égard aux risques. »
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