Publié le mardi 16 mars 2010 à 11H00 - Vu 188 fois
PLUS de 40 000 tonnes de déchets par an, c'est énorme. Et c'est ce qu'ont « produit » les habitants de l'agglomération châlonnaise en 2009. Et pourtant, « les Châlonnais ne sont pas de mauvais élèves, bien au contraire, nous avons de très bonnes moyennes par rapport aux chiffres nationaux », rappelle Sophie Walter, conseillère communautaire à la Cac à la commission environnement.
41 473 tonnes par an
En effet, à la Cac, on étudie de près les poubelles : « Les gens ont de bons réflexes, la collecte sélective fonctionne bien ». Actuellement, le service de traitement des déchets coûte 7 millions à la collectivité. Mais dans les années à venir, le coût va augmenter si la quantité de déchets ne réduit pas (lire ci-après). « La collecte des bio déchets se passe très bien aussi », commente Karen Hery, chef du service « Activités du déchet » à la communauté d'agglomération. « Mais il faut réduire toujours plus. En allant même jusqu'à éviter de produire le déchet ».
Pour cela, « on va mettre en place un programme de prévention des déchets, qui va fixer des actions pendant cinq ans. Pour apprendre à consommer mieux en produisant moins de déchets ». Un refrain qui revient dans toutes les bouches… « Mais le consommateur n'est pas le seul à devoir agir. Il a une réflexion à mener également auprès des industriels. Pour tout ce qui est emballages par exemple. » Remarquant au passage qu'il existe « encore trop peu de marques proposant des recharges. Par exemple pour les lessives ».
Pour la responsable du service traitant des déchets, il faut aussi en finir avec certaines idées reçues : « On entend encore trop de gens qui ne trient pas, sous prétexte qu'ils auraient entendu qu'on mettait tout dans le même bac. C'est absolument faux ! »
Autre combat : responsabiliser. « Ceux qui trient le moins, c'est souvent dans les logements collectifs. Ils ne se sentent pas concernés, pensant peut-être que « c'est noyé dans la masse ». Il y a tout une réflexion à engager là aussi. »
De gros dossiers sur lesquels les élus devraient vite plancher.
S.C.
La loi du Grenelle d'août 2009 prévoit que d'ici 2014 les collectivités locales prévoient de mettre des taxes incitatives. « C'est prévu dans la loi, mais les décrets d'application ne sont pas encore sortis. Mais plus on le fera tôt, plus on sera aidé. » En effet, une partie des taxes actuelles est utilisée par l'Ademe pour soutenir des études et des initiatives innovantes.
Tous les acteurs concernés le répètent : « Pour l'instant, ce n'est qu'une hypothèse. On est en phase d'étude, ce n'est pas pour tout de suite ». Le principe de cette taxe ? « Pollueur payeur. Aujourd'hui, la taxe sur les ordures ménagères s'applique à tout le monde pareil, avec un taux de 10, 12 % en fonction de la valeur foncière de la construction. Il faudrait se rapprocher d'un système pollueur payeur, pour une meilleure équité ». La raison de cette taxe est simple : le coût à la tonne de l'enfouissement des ordures ménagères va tripler d'ici 2015, atteignant 40 euros environ. « Contre 8 euros en 2008. Dans cinq ans, cela représentera 1, 5 million d'euros supplémentaires si on ne réduit pas les quantités. Il faut que le consommateur soit acteur pour qu'il prenne conscience de ce qu'il jette ».
Si la taxe incitative est encore à l'étude elle suscite déjà des débats, comme celle qui était organisée hier au salon de l'environnement.
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