Juin 2009-mai 2010, un an de travaux Un nouveau bassin d'orage

Publié le lundi 29 juin 2009

Le chantier est actuellement sur une phase de préparation avec l'installation de la plateforme recevant cabines de chantier et parking.

Le chantier est actuellement sur une phase de préparation avec l'installation de la plateforme recevant cabines de chantier et parking.

Aur¿lie MARCOTTE

LE long de la RD 1 044, les premiers coups de pelleteuse ont été donnés. Non pas pour trouver un trésor bien que le lieu-dit s'appelle la « Trésorerie » mais plutôt pour construire un bassin d'orage.
Ce type de structure a une utilité : améliorer le fonctionnement hydraulique des réseaux. Cela permet alors de diminuer le risque d'inondation pour les habitations mais aussi d'éviter la pollution des milieux naturels.
Ici, il s'agit du ru des Morennes puis de l'Ardon qui est susceptible de recevoir des eaux souillées.
En clair, le bassin d'orage permet de décharger les réseaux de la ville afin d'éviter une inondation en cas de forts orages. Elle permet également d'éviter un mélange des eaux usées et des eaux de ruissellement par le système de déversoirs et un rejet direct en milieu naturel des eaux polluées.
L'eau du bassin sera traitée
« En stockant les eaux dans le bassin d'orage, cela permet de prendre les flux polluants, les traiter et reverser l'eau ensuite en milieu naturel », explique Éric Delhaye, maire adjoint chargé de l'environnement et du développement durable.
Un tel projet existe déjà sur le quartier d'Ardon. Si le principe reste le même, les installations présentent toutefois quelques différences.
Sur la cuve elle-même d'abord : cette fois, le sol et le sous-sol permettent à l'entreprise en charge du chantier de l'enterrer complètement alors qu'à Ardon, elle sort du sol.
Le bassin, de forme circulaire, y sera toutefois plus petit puisqu'il affiche une capacité de 2 800 m3 contre 15 000 m3 pour les deux bassins rectangulaires et le chenal situés à Ardon.
À cette différence de capacité, une explication : « Pour le versant ouest de la ville, le collecteur gère un tiers des eaux de la ville alors que pour le collecteur est, c'est deux tiers », précise Éric Delhaye, qui a suivi ce projet depuis le moment où il a été planifié, il y a moins de 15 ans.
Un chantier qui comporte toutefois une importante contrainte : elle sera de gérer la nappe phréatique.
« Nous devons creuser à 13, 5 mètres de profondeur mais dès deux mètres, on a de l'eau », explique Thierry Boutilly, chef du service infrastructures et réseaux. Pour que ce soit plus facile, la nappe sera donc drainée et le début des travaux a été programmé pendant l'été, une période où la pluviométrie est moins importante. Côté chiffres, le projet coûtera 2, 3 millions d'euros. Au plus fort, une quinzaine de personnes y travaillera. 5 000 m3 de terrassement sont prévus, plus de 1 000 m3 de béton seront nécessaires ainsi que 150 tonnes d'acier.
La mise en service est annoncée pour mai 2010.

Aurélie MARCOTTE

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