Publié le samedi 12 février 2011 à 12H00 - Vu 32 fois
Les salariés de l'entreprise ont achevé leur matinée de prévention en répondant à un questionnaire.
ILS pourrissent la vie des salariés du bâtiment et de leurs patrons. Les troubles musculo-squelletiques (TMS), première cause de maladie professionnelle dans le secteur, représentent 95 % des arrêts de travail et ont progressé de 16 % ces dix dernières années. Une excellente raison pour les acteurs de la prévention de choisir de traiter des TMS lors de la « Journée nationale de la prévention du bâtiment » qui s'est tenue, mercredi, sur un chantier ou dans une entreprise de chacun des départements français.
Dans l'Aisne, cette opération a eu lieu à Saint-Erme-Outre-et-Ramecourt, sur le canton de Sissonne, au sein de l'entreprise Baudoux constructions métalliques spécialisée en fabrication de charpente et en couverture-bardage.
Pénalisant pour le salarié et le patron
Deux groupes de salariés, l'un travaillant dans les ateliers et l'autre sur les chantiers, ont été sensibilisés à cette affection pouvant survenir au niveau de toutes les articulations, lorsqu'elles sont trop sollicitées, et provoquant des douleurs handicapantes.
Ils ont, tout d'abord, regardé une vidéo de présentation sur le thème retenu, ainsi qu'un diaporama, présenté par un conseiller de l'Office professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP). Juste avant de se pencher sur un questionnaire.
« Qu'est-ce qui peut provoquer des TMS ? », « Sont-ils invalidants ? », « Si je ressens des douleurs, auprès de qui dois-je le faire constater en premier lieu ? » Voilà le genre de questions auxquelles les salariés ont tenté de répondre.
Certains ont ainsi appris que les mauvaises postures, manutentions manuelles et vibrations provoquent des TMS, qu'ils peuvent devenir invalidants si le malade traîne en longueur pour se faire soigner, ou encore qu'il faut avant toute chose consulter son médecin en cas de douleur. Ces troubles sont également à l'origine de neuf arrêts de travail sur dix.
Une situation difficile pour le salarié, dont la santé est affectée, et pour l'entreprise, qui doit s'organiser en cas d'absence. « Mieux vaut prévenir que guérir. » résume en quelques mots Stéphane Chartier, le dirigeant de l'entreprise, enchanté que la Fédération française du bâtiment, la médecine du travail et l'Office de prévention interviennent auprès de ses employés. Et de révéler au passage que parmi deux de ses salariés en arrêt maladie en ce moment, l'un souffre de troubles musculo-squelettiques.
L'histoire ne dit pas si ce sont les trois personnes qui ont fait le moins de fautes au questionnaire dans chacun des deux groupes ce jour-là, et qui ont reçu un chèque cadeau de 50 €.
Lé. B.
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