Publié le samedi 04 février 2012 à 12H00 - Vu 101 fois
Perchés sur le barrage à aiguilles de Mézières, Tony et José affrontent le froid et l'humidité.
« Si on est frileux, on peut pas faire ce métier ! » Tony Vassaux, solide gaillard de 44 ans natif de Nouzonville, est catégorique. « C'est un métier physique et les conditions ne sont pas faciles aujourd'hui… », dit-il modestement.
Il travaille pour Voies navigables de France depuis dix ans. Le binôme qu'il forme avec son acolyte José Moréno mérite sans doute la palme du courage.
Perchés sur le barrage à aiguilles de Mézières (près du Faubourg de Pierre), Tony et José affrontent le froid, le vent et la glace depuis le matin. Portant l'EPI (Ensemble de protection individuelle) de rigueur, c'est-à-dire gants, bonnet ou tour d'oreilles, polaire, bottes fourrées ou chaussures de chantier, ils traînent un chariot rempli d'aiguilles, qu'ils replacent patiemment et à bout de bras sous le barrage.
De là où ils sont, ils prennent le vent glacé de face et subissent l'humidité. Ils doivent aussi, parfois, casser à l'aide de piques la glace qui enserre les aiguilles flottant dans l'eau. « Depuis ce matin, on a bien dû en remettre 200 », crie Tony, pour être audible malgré le vacarme de l'eau.
Pas le genre à se plaindre, les deux collègues remplissent leur mission. Ni plus, ni moins. Avec le sentiment de faire leur devoir. Leurs efforts leur permettent de ne pas avoir les membres trop engourdis. « Cela dit, on reste des hommes avant tout. Le vent et le froid pincent quand même pas mal… »
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