Publié le samedi 12 septembre 2009 à 01H00
Les locataires à Reims cherchent surtout des studios et des F3 dans le centre-ville.
Remi WAFFLART
LES travaux ? Les locataires rémois ne veulent pas en entendre parler ! Tous cherchent à les éviter tant bien que mal. Et quand ils ont le choix d'un secteur le centre-ville reste leur préféré avec là encore l'idée de se loger le plus loin des travaux qui s'y déroulent. Selon M. Haem de chez Ad'immo : « En ce moment, la tendance est aux studios, les étudiants cherchent dans le centre et à proximité de la faculté. Les jeunes des écoles de commerce désirent, eux, toujours autant vivre en colocation. Et à l'extérieur du centre-ville, les loyers sont moins chers. »
Ascenseurs SVP !
Mme Soudant de Reims Agence confirme l'attractivité du cœur de Reims : « Le centre-ville et l'hypercentre (NDLR : place d'Erlon et alentours) sont très prisés par les locataires. Il reste du choix seulement autour du centre. Le F3 est assez recherché surtout par les étudiants en colocation. Les locataires veulent des ascenseurs car ils n'aiment pas les escaliers ! Ils n'apprécient pas le rez-de-chaussée pour autant : ils préfèrent les étages supérieurs mais pas trop haut ! Le pouvoir d'achat des Rémois a baissé, nous sommes obligés d'être de plus en plus pointilleux sur les dossiers et de demander des garants. »
Avenue de Laon : exclue !
Mme Mazaud de l'agence Pérou Immobilier constate que la famille rémoise type ne déménage plus : « A la naissance du second bébé, les parents mettent leurs enfants dans la même chambre. » Les locataires savent pourtant ce qu'ils veulent : « Les appartements doivent être refaits à neuf, ceux qui sont en mauvais état restent vides ! Les nouvelles normes y sont pour quelque chose. Le quartier Saint-Remi est très prisé, le Rémois moyen veut habiter le centre avec un garage. »
Pour Mme Marlot d'Orpi-Appart 51, les demandes s'étendent du quartier de la cathédrale jusqu'à la rue de Venise : « Les loyers stagnent mais pas les charges, elles augmentent toujours car les syndics demandent des honoraires plus élevés. Pour cette raison, les grands appartements ne plaisent pas. On a des difficultés à placer certains produits : du côté de la gare, j'ai un trois pièces neuf qui n'a pas trouvé preneur depuis juillet. »
Mme Boissart de l'agence du Conservatoire a peut-être l'explication : « A cause des travaux, l'avenue de Laon est exclue. Dans toute la ville : il y a de la demande à l'écart des chantiers du tramway. Les studios de moins de 20 m2 sont également boudés, les locataires deviennent exigeants : ils veulent plus de surface et un loyer moins élevé. Il y a surtout les charges des ordures ménagères qui viennent se greffer aux quittances ! » Loyers, charges, travaux… les locataires rémois ont la vie dure !
Jean-Christophe LE BLÉVEC









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