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« Ici, tout le monde se connaît »

Publié le vendredi 03 février 2012 à 08H33 - Vu 64 fois


Micheline Souëf, 85 ans, pose devant la maison où elle a vu  le jour. Elle ne quitterait pour rien au monde son quartier.

Micheline Souëf, 85 ans, pose devant la maison où elle a vu le jour. Elle ne quitterait pour rien au monde son quartier.


Son quartier d'origine, Micheline Souëf ne l'a jamais quitté. Ni même la maison de terre et de briques du 42 bis rue Villedommange, qui l'a vu naître le 7 février 1927. « C'est mon grand-père maternel qui a acheté le terrain en 1903. Il a construit la maison avec mon père. Et c'est ma mère qui moulait les carreaux de terre », raconte cette petite bonne femme aux yeux rieurs cumulant presque 85 printemps. Une demeure qui fut en partie détruite par les bombardements et que la famille reconstruisit en 1914. Alors, bien évidemment, Sainte-Anne Micheline connaît comme sa poche. Petite fille, elle allait à l'école rue des Augustin pour y apprendre la comptabilité, la cuisine et le repassage. « Quand j'étais en retard, je prenais le tramway », se souvient-elle. Si l'ancien tram n'est plus, ses rails sont toujours perceptibles rue de Louvois et rue Clovis-Chezel. Ce qui fait d'ailleurs causer dans le quartier (lire par ailleurs). Elle y a également passé son certificat d'études à Saint-Anne et rencontré son futur mari, avec qui elle aura quatre enfants, tous nés dans la maison voisine où vit actuellement sa sœur.

Les commerces ont disparu


Toute jeune, Micheline Souëf commence par travailler à La Poste, où elle passait les communications. Elle se rappelle d'une époque où il existait nombre de succursales dans le quartier. « Des coopératives comme le Familistère ou la Société rémoise de l'épicerie. C'était bien pratique. Depuis, les choses ont bien changé, constate-t-elle. Il n'y a plus beaucoup de commerces à Sainte-Anne. Il nous faut aller dans les moyennes surfaces. »
Pour autant, ce n'est pas ce qui la décidera à quitter les lieux un jour. « Je m'y sens très bien ici. Les gens se connaissent, ils se parlent et se disent bonjour. C'est convivial. J'ai plein de copines d'école dans ma rue. Sainte-Anne, c'est un peu comme un petit village. »
Un petit village où il fait bon vivre et que Micheline continue de sillonner de temps à autre à vélo l'été.

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BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

03/02/2012 à 23h28

Un quartier a sa personnalité propre matérialisée d'une part par les batiments comme l'Eglise,le Café du coin et autres commerces du coin où l'on peut se rencontrer et deviser,sans oublier l'Ecole,point de rencontre par excellence non seulement pour les enfants la fréquentant,mais également pour leurs parents!
Moi-même habite un quartier périphérique et y ai pris mes petites habitudes,connaissant sinon tout le monde,mais quand même bien des personnes originaires comme moi d'autres quartiers et même d'autres contrées en France,ou mêmes des personnes ayant leurs origines hors de la France mais même hors de l'Europe!
Comment peut-il d'ailleurs en être autrement pour des quartiers construits des années après la 2°Guerre Mondiale.....ou la Guerre d'Algérie.....

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