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Haute technologie à la maison de retraite des Hauts-Buttés

Publié le lundi 07 novembre 2011 à 09H29 - Vu 116 fois


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Stéphane Bak, le directeur de l'Agespana, montre le jardin des senteurs.

Stéphane Bak, le directeur de l'Agespana, montre le jardin des senteurs.


CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes). L'Agespana met aujourd'hui en service deux nouveaux bâtiments aux Hauts-Buttés. Fonctionnalité et haute technologie sont au programme.

PARENTHÈSE dans une brûlante actualité, l'Agespana (l'Association de Gestion des Établissements et Services pour Personnes Âgées du Nord Ardennes) ouvre aujourd'hui les nouveaux bâtiments, ultramodernes, de la résidence Saint-Antoine des Hauts-Buttés : place enfin au concret pour l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Monthermé.
« On est du bon côté » résume Alain Bernard, maire de Monthermé et vice-président de l'Agespana. Le chantier, débuté en 2009, a pris 9 mois de retard l'hiver dernier.
Dans le contexte tourmenté que vit l'association depuis de nombreux mois, la visite de la nouvelle maison de retraite, dans laquelle les résidents prennent place ce lundi, est une heureuse éclaircie pour les participants à la visite de fin de chantier qui s'est déroulée jeudi.
Haute qualité environnementale
Alain Bernard avait en effet convié son conseil municipal, ainsi que le président de la communauté de communes et conseiller général Erik Pilardeau, à découvrir les nouvelles installations, guidés par Stéphane Bak, le directeur de l'Agespana et par Patrice Jézéquel, administrateur provisoire nommé par l'Etat et le Département, par ailleurs directeur de l'hôpital de Sedan. Claude Wallendorff, le président très controversé de l'Agespana n'était pas présent. Les visiteurs ont été impressionnés par les locaux.
Œuvres du cabinet d'architecture carolomacérien de Frédéric Denisart, les deux nouveaux bâtiments qui viennent d'ouvrir ont été conçus en haute qualité environnementale (HQE), alliant ossature bois, parements en mélèze naturel, aérothermie, planchers chauffants, capteurs solaires…
La nouvelle structure dispose « du bon format pour assurer un bon fonctionnement » explique le directeur, qui souhaite garder un caractère social à l'établissement. « Il faut maintenir des tarifs qui permettent à la population locale de venir ».
Le tarif actuel de 55 euros par jour ne tient pas compte de ce lourd investissement (9,3 millions d'euros subventionnés pour moitié par l'Etat et le Département), mais s'il y aura forcément une augmentation, les partenaires veulent qu'elle « soit la plus raisonnable possible ».
Ce matin, sont donc ouverts les bâtiments B et C. Le premier, le plus grand, est constitué de 45 chambres de 20 m2 avec sanitaires et douche, disposées autour d'un espace central très lumineux, alternant vastes espaces ouverts à tous et locaux techniques. L'agora centrale qui s'élève sur toute la hauteur du bâtiment, est le lieu de repos et d'accueil des familles, avec bar, tables et fauteuils, cadre de verdure. Toutes les chambres donnent sur l'extérieur, avec balcon. Le bâtiment regroupe également des espaces communs, salles de bains pour handicapés, bibliothèque, salon de coiffure, salle de travaux manuels, espace animation, grande salle à manger et cuisines très modernes. On est aux antipodes de l'établissement d'origine, tenu par des sœurs, dont la ferme alimentait les pensionnaires.
La deuxième partie, plus basse, est réservée aux personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer. C'est un espace autonome, avec des équipements spécifiques de rééducation, salle de motricité, cuisine pour réapprendre des gestes simples de la vie quotidienne, jardin des senteurs où les cinq sens sont exercés. Ce bâtiment, le C, dispose de 15 chambres.

Encore des travaux


Il restera ensuite à mettre aux normes le bâtiment ancien. Les travaux, qui débuteront le 15 novembre, dureront 4 mois et permettront de disposer de 14 chambres supplémentaires, soit au total 74 chambres individuelles. Parking et voirie seront ensuite refaits par la comcom.
Innovants et très clairs, les locaux sont équipés d'un matériel de haute technologie. Ce qui est vrai pour le chauffage l'est aussi pour le suivi des pensionnaires. Il n'y a pas d'alarme dans les chambres, mais chaque personne est munie du système « Vivago », une montre sans pile, étanche, munie d'un bouton d'appel, qui envoie un signal via des bornes réparties dans l'établissement.
Le système dispose de capteurs de mouvements, de température, d'impédance à la peau… Personnalisable, il permet notamment de verrouiller les portes à l'approche d'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer.
Ce matin, les 50 pensionnaires de l'ancien bâtiment seront les premiers à occuper ces locaux, qui offrent des conditions de vie optimales, pour eux, comme pour les 45 salariés veillant à leur bien-être.

Mirko SPASIC

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