Publié le samedi 12 décembre 2009 à 01H00 - Vu 107 fois
De gauche à droite : Bernard Dekens, président d'Ardenne Rives de Meuse, Gérald Gallego, chef de projet chez Ortec générale de dépollution, Alexandre Prescler, technicien territorial, et Daniel Tournay, vice-président en charge des travaux à la communauté de communes.
Arlyne Jeannot
UNE étape vient d'être franchie dans la dépollution de la friche industrielle Cellatex, l'ancienne usine de la Soie artificielle fondée en 1903 à Givet. Evidemment pas la dernière, mais une étape qui pèse tout de même 14.000 tonnes de boues polluées aux hydrocarbures et métaux lourds et plus de 2 millions d'euros (lire par ailleurs) !
En juin 2007, la communauté de communes Ardenne Rive de Meuse, devenue propriétaire du site Cellatex a enclenché les travaux de dépollution des deux bassins de décantation et du fossé de la Fontaine du Roi situés à 300 mètres en aval de l'entreprise. Les entreprises Ortec générale de dépollution et Spanevello BTP ont été chargées de cette lourde tâche (lire par ailleurs).
Deux ans et demi plus tard, la réception des travaux vient d'avoir lieu. C'était mercredi. On est loin des quatre mois annoncés au départ.
« Les tonnages importants de boues à évacuer ainsi que les mauvaises conditions météorologiques rencontrées justifient que ce chantier arrive seulement à terme aujourd'hui », explique-t-on à la communauté de communes.
Et le chargé du cabinet, Jérôme End de rappeler : « Théoriquement la dépollution doit être assumée par l'entreprise mais il aurait fallu aller de procédure en procédure pour peut-être se trouver face à quelqu'un d'insolvable. On aurait pu perdre 10 ans sans rien faire. La communauté de communes a donc décidé de prendre le taureau par les cornes. »
Alternative au trafic routier
Les boues extraites ont été dirigées vers la filière de traitement AWS à Gand. Les 1.000 dernières tonnes ont été transportées les 29 et 30 octobre, et ce (comme le reste) par voie fluviale. Une alternative au trafic routier choisie volontairement par Ardennes Rives de Meuse : « L'utilisation de la voie d'eau a engendré un gain significatif en matière de gestion, de pollution de l'air, de sécurité et de nuisance sonores ».
Une façon de rester cohérent avec le projet de départ qui est à la fois du domaine du développement économique : « Ces bassins de décantation nettoyés ont été grillagés afin de les protéger » et pourront être réutilisés ultérieurement. Mais aussi du développement environnemental : la qualité des nappes souterraines devrait s'améliorer avec le temps. En outre, au printemps, les parcelles avoisinantes devraient être remises en état par l'apport de terres végétales.
Nathalie DIOT
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