Publié le vendredi 25 novembre 2011 à 11H00 - Vu 121 fois
Maguelone Proisy et Caroline Olry, représentantes de l'association Sato, entourent le brigadier-chef Leroux.
Hier, le forum des addictions se tenait au lycée Jean-de-La Fontaine. L'occasion de discuter avec les élèves de leur comportements à risque.
LORSQUE le brigadier-chef, Yves Leroux, se déplace sur des forums sur les addictions, son objectif est d'ouvrir les jeunes à la réflexion sur leurs comportements à risque. « Mon plus grand bonheur serait que notre intervention retarde la prochaine consommation, voire permette d'éviter la première, confie-t-il avant d'avouer, mais là, on serait dans le monde des Bisounours ! »
Sur le terrain, il faut bien se rendre à l'évidence : la consommation d'alcool ou encore de stupéfiants est une pratique répandue chez les adolescents. Non seulement les week-ends mais aussi pendant la semaine de cours. Les réactions ou encore les sourires complices des jeunes lors de ces forums ne trompent pas.
S'agissant de l'alcool, les adolescents se montrent d'ailleurs décomplexés sur le sujet. Les soirées pyjamas sont dépassées depuis plusieurs années pour certains, la nouvelle version des fêtes entre amis est largement plus excessive en tout. « Les jeunes recherchent la défonce rapide », confie Caroline Olry du Sato de Picardie (Service d'aides aux toxicomanes), organisateur du forum à Jean Laf'.
A la question : « Où vous procurez-vous l'alcool ? », les lycéens mineurs affirment l'acheter sans problème dans les commerces. Entre la loi et la réalité du terrain, le fossé paraît immense ! Sur la quarantaine d'élèves présents dans la salle, aucun n'a eu à justifier de sa majorité en passant à la caisse.
Défonce
La technique de la « défonce », si prisée chez nos ados, consiste à boire beaucoup d'alcool en un minimum de temps, mais les conséquences sont parfois désastreuses.
Les animateurs du forum n'ont pas besoin de donner des exemples. Les jeunes de seconde témoignent eux-mêmes de leur expérience : « Ça finit toujours mal ! », assure une ado, tandis qu'une autre avoue volontiers connaître « des trous noirs » après une fête trop arrosée.
Sans en prendre réellement conscience, ces lycéens s'exposent à des bagarres, agressions sexuelles voire viols ou encore à des accidents sur le chemin du retour. Des risques que les animateurs du Sato et le policier de la Direction départementale de la sécurité publique de l'Aisne en charge de la prévention, ont pris soin d'identifier et de commenter. Ils ont terminé leurs propos par un rappel de la loi en vigueur sur la consommation d'alcool et de stupéfiants.
« Ils sont grands, rappelle le brigadier-chef Leroux. Maintenant, ils agiront en connaissance de cause. Ils ne seront pas surpris des conséquences de leurs comportements. » Conclusion : les jeunes sont responsables de leurs actes. A eux, de prendre en mains leur avenir.
Isabel DA SILVA
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