Publié le lundi 09 janvier 2012 à 11H21 - Vu 47 fois
Une fois n'est pas coutume, c'est le vétuste stade du Petit-Bois qui, hier soir, a été érigé en temple du football, reléguant le temps d'un match pas comme les autres son illustre voisin le stade Dugauguez. Et les héros d'un soir ne s'appelaient pas Ramé, Abdallah ou Le Moigne, mais Pierson, Lassaux ou Mercier. Le premier est postier, le second travaille en trois-huit chez PSA, le troisième est dessinateur industriel. Et le public qui les a soutenus hier soir n'était pas pirisien, pas même carolo. Il était ardennais, tout simplement. Intensément ardennais.
Dès le coup d'envoi donné par l'arbitre international Hervé Piccirillo, c'est un stade aux couleurs des Ardennes qui s'est mis à vibrer, qui s'est mis à rêver, qui s'est mis à croire à l'impossible, là même où les footballeurs de l'Olympique avaient créé l'exploit, en 1936, en se hissant jusqu'à la finale de la Coupe de France.
Des applaudissements, il y en a eu beaucoup. Quelques secondes avant le match, déjà, lorsque les joueurs des deux équipes se sont mélangés pour la photo. Et puis ensuite à chaque sauvetage devant le but, à chaque action pirisienne. Hier, le stade du Petit-Bois a parfois pris des allures de chaudron stéphanois. Tout au long de la soirée, les Ardennais ont crié « Allez les Verts ! » Dans les tribunes et derrière le grillage entourant le terrain, c'est le blanc qui dominait. Celui du tee-shirt souvenir de ce 32e de finale que beaucoup avaient revêtu. Y compris dans la tribune officielle.
Et malgré le score final, tous se souviendront que ce dimanche 8 janvier 2012, le Petit-Bois a accueilli un grand Prix.
B.G.
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