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Fin de résidence à l'Institut de la marionnette Êtes-vous prêts à entendre « Le chant du bouc » ?

Publié le mercredi 03 octobre 2012 à 11H00 - Vu 56 fois


De gauche à droite : Nicolas Alline, Jacques Templeraud et Dorothée Saysombat. Des « tragédies minuscules mais universelles » qui ne semblent pas toutes engendrer la morosité !

De gauche à droite : Nicolas Alline, Jacques Templeraud et Dorothée Saysombat. Des « tragédies minuscules mais universelles » qui ne semblent pas toutes engendrer la morosité !


L'Institut International de la Marionnette accueille actuellement la Compagnie A, en résidence pendant deux semaines dans ses murs.
Elle présentera vendredi au public des extraits de son nouveau spectacle en cours Le chant du bouc. Cette présentation sera suivie d'une discussion avec les artistes.
Les premières auront lieu les 13 et 14 octobre à la Maison Folie Moulins de Lille.
En trois actes, Le chant du bouc (Tragédies minuscules mais universelles) explore les résonances de la tragédie aujourd'hui à travers trois courtes histoires aux accents de cinéma expressionniste. Ces histoires explorent le rapport du minuscule à l'universel, ou comment la petite histoire peut cacher la grande… et inversement.
La Compagnie A souhaite explorer les résonances de la tragédie aujourd'hui, parler du sacrifice, de la victimisation, du pouvoir, de l'inéluctabilité de la mort, de la figure du « bouc émissaire ». Pour chacun de nous, quel est le bouc que nous devons sacrifier à notre place ? Quel sentiment cela fait-il naître chez nous ? Chez notre voisin ? A quelle partie de nous-mêmes devons-nous en même temps renoncer ?
Le mot grec « tragèdia » signifiait étymologiquement « le chant du bouc », le chant religieux qui accompagnait le sacrifice du bouc aux fêtes de Dionysos. Il vient de « tragos » (bouc) et « odè » (chant, poème chanté). D'où le titre du spectacle de la Compagnie A.
C'est un univers particulier, original et décalé qui entoure Dorothée Saysombat et Nicolas Alline. Comédiens, ils ont créé ensemble la Compagnie À en 2003. Leur projet s'attelle à l'exploration des formes vivantes d'écriture, du rapport du comédien au théâtre d'objet, de l'utilisation de l'espace scénique pour questionner le dialogue avec le spectateur. C'est un regard singulier et poétique sur notre contexte social et politique qui confronte l'humour à la cruauté, maniant le décalage burlesque et poétique.
Présentation de fin de résidence « Le chant du bouc », Compagnie À, vendredi 5 octobre à 18 heures au TIM (Théâtre de l'Institut de la Marionnette). Entrée libre. Réservation indispensable au 03.24.33.72.50. A partir de 14 ans.

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