Publié le vendredi 19 mars 2010 à 11H09 - Vu 46 fois
« La semaine dernière à Epernay, des voyous ont violemment caillassé des policiers qui procédaient simplement à un contrôle routier. L'un d'entre eux vient de décéder. Caillasser, insulter, vandaliser, tirer, tuer : désormais il semble qu'il n'y ait aucune limite pour certains », a déclaré le Premier ministre, mercredi soir, lors d'un meeting de soutien à Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les Régionales en Ile de France.
Sans doute sous le coup de l'émotion après que l'ETA a abattu un policier en Seine-et-Marne, François Fillon s'est ainsi fendu d'une belle bavure venue nourrir un de ces discours sécuritaires dont l'UMP est friande en période électorale. Une bourde de taille que Matignon s'est empressé de rectifier, évoquant « une confusion ». Car le brigadier-chef Michel Husson - et c'est fort heureux - est bel et bien vivant, toujours hospitalisé en neurochirurgie au CHU de Reims depuis que les médecins l'ont sorti du coma artificiel samedi dernier.
Le policier d'Epernay est même sérieusement engagé sur la voie de la guérison. Malgré sa grave blessure à la tempe, il a parfaitement retrouvé ses esprits. Il a même gardé en mémoire le fil des événements tragiques qui auraient pu lui coûter la vie. Au point qu'il se souvient du visage de son agresseur et qu'il est en mesure de l'identifier.
Un peu plus tard dans la journée, le Premier ministre a rectifié sa bévue en présentant ses plus plates excuses à l'épouse de Michel Husson. « Hier soir, lors d'une réunion publique, j'ai, par erreur, évoqué le décès de votre époux. Ce qui constituait une méprise que je regrette profondément. Je tiens à vous présenter mes excuses, ainsi qu'à votre mari, sa famille et ses collègues. » Comme le dit le proverbe : « Faute avouée est à demi pardonnée ».
E.L.
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