Publié le samedi 01 août 2009 à 01H00 - Vu 45 fois
Énergumènes venus de Brooklyn, les Sans Culottes chantent en français, mais n'ont perdu ni leur accent ni leur humour.
Melissa Manning Photography
Des New-yorkais qui chantent en français, un nom de groupe qui renvoie à la Révolution française, des pseudos scéniques délirants, en voici huit qui n'ont pas froid… aux yeux. Les Sans Culottes, c'est ainsi que se prénomme cette formation d'énergumènes, débarquent à Châlons.
On ne sait pas encore s'ils vont tout casser avec leur rock'n'roll anti-conformiste, mais ils risquent d'en dérider plus d'un, ce soir, place Foch, où ils se produiront à 21 heures pour un show énergique dans un français certes approximatif, mais au combien réjouissant.
Le leader du groupe se fait appeler Clermont Ferrand. Au micro, c'est KitKat LeNoir et Édith Pissoff. A la basse, Françoise Hardly, à la guitare Théo Neugent, Johnny Dieppe au clavier et Jacques Strappe à la batterie.
Ce n'est pas une blague de potache, et il semblerait même qu'il y ait une explication… « Je suis de Détroit. Je ne connais pas Clermont-Ferrand en France, justifie le leader du groupe, mais je pense que ces deux villes sont les mêmes, avec les automobiles. » Oui, effectivement…
Formés en 1998 à Brooklyn, ils chantent en français car « pour nous Américains, c'est étrange que les groupes français chantent souvent en anglais, s'interroge le fameux Clermont Ferrand. C'est important de faire quelque chose pour changer cette situation ». Fan des frenchies des années 60, il écrit lui-même les textes dans la langue de Molière, « j'ai étudié le français à l'école ». Loin des bancs de classe, il a de beaux restes. Assez en tout cas pour écrire « Un jour parfait pour poisson de banane ». Les titres exubérants, paroles loufoques, leur sixième album est sorti en 2007.
Certains n'ont pas eu peur de comparer le son de ce groupe d'extraterrestres à « Kim Folley et Serge Gainsbourg en pleine partie de Pictionnary », ou encore « Laetitia Casta et Marcel Duchamp jouant à Action ou vérité ». Il faut les voir pour le croire…
Malgré tout ce qui les lie à l'hexagone, il s'agit de leur première tournée en France. « C'est formidable. Mais on ne reste qu'une semaine », regrette Clermont Ferrand. Qui n'aura pas le temps de faire un détour par la ville et ses automobiles.
Sophie CARIVEN
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