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Fauchés à Le Blé

Publié le samedi 10 novembre 2007 à 01H00


Olivier Fontenette appliqué devant Ferradj : le Stade n'est pas passé loin hier à Brest.
Patrick TELLIER / Le Télégramme

Olivier Fontenette appliqué devant Ferradj : le Stade n'est pas passé loin hier à Brest. Patrick TELLIER / Le Télégramme

Patrick Tellier


De notre envoyé spécial Philippe Launay
Châteauroux n'a donc pas eu de suite. Pourtant, Brest n'a pas présenté les garanties d'un foudre de guerre. « On a gagné au courage, à la volonté. Sans retrouver nos qualités de footballeur », confirmait Pascal Janin.
Le Stade avait, selon le président Caillot, donc le « sentiment qu'il y avait la place ». Et pas seulement parce que Ayasse avait trouvé le poteau. Dans le jeu, les Stadistes ont concédé peu d'occasions. C'était un bon point. En revanche, il a manqué d'allant vers la surface de Lachuer.
Dès les premières minutes, cette tendance se dégageait d'ailleurs. Les premières minutes avaient fait naître quelques timides promesses, rapidement étouffées par les approximations qui pourrissaient le jeu dans chaque camp.
Mauvais alignement
Le chronomètre pouvait avancer. Il faisait alors le jeu des Rémois qui avaient un plan en deux parties. D'abord faire durer le match pour amener les Brestois vers le doute car les Armoricains n'avaient pas fait le plein de confiance avant le coup d'envoi. Ils n'avaient plus gagné depuis quatre matches.
Ce plan de bataille était respecté. Avec application, les Stadistes résistaient à des Bretons qui, comme l'attendait Thierry Froger, leur « rentraient dedans ». Ils les laissaient toutefois loin d'Inthasane. Mais, le coach avait aussi demandé de « leur faire peur » sur les ballons à ressortir.
De ce côté, le bilan était faible. Comme Brest retrouvait des jambes, surtout sur son flanc gauche, le duo Ayasse-Henrique donnait de la bande, le Stade ne put se mettre à l'abri d'un mauvais coup qui survint à la 41e sur un but en extension de Socrier suite à un centre d'une extrême qualité de Collet. Le Stade payait la percussion de l'ancien Sedanais à gauche et le pilonnage de Socrier dans l'axe d'une défense pas toujours sûre de son alignement.
Menés pour la 5e fois à l'extérieur, les Stadistes n'avaient plus que quarante-cinq minutes pour faire mentir une stat qui les donnait perdant à chaque fois.
Carences offensives
La solution passait par plus d'initiatives. Encore embryonnaires en début de seconde période si bien que Didot, formé en partie à Brest, retrouvait la pelouse de Le Blé pour dynamiser le jeu rémois.
Mais, si ce n'est par Kermorgant ou Ayasse, les occasions de tester la valeur de Lachuer furent rares. A l'image d'un Fauré d'une discrétion rare, le Stade avait du mal à traduire ses ambitions. « On a manqué de rythme. On a contesté Brest mais pas dans ses 16,5 m », poursuit Froger. « On a manqué d'agressivité devant le but », appuie Caillot.
Résultat, en effectuant quasiment un copier-coller du match à Angers il y a un mois (but concédé à la même minute et aussi peu de frappes cadrées), Reims perd donc trois places au classement mais, avec 20 points, reste dans le nouveau challenge fixé par Thierry Froger : « 26 points à la trêve. »

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