Publié le dimanche 20 décembre 2009
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Achèterons-nous bientôt nos médicaments antidouleur en supermarché, comme le voudrait Michel-Edouard Leclerc, qui « revendique le droit de faire baisser les prix » ? L'Ordre national des pharmaciens, garant de l'éthique professionnelle, s'exprime sur le sujet : « Réduire le médicament à une question de prix est inacceptable » déclare sa présidente, Isabelle Adenot. Elle estime que cette nouvelle campagne médiatique est déplacée, car « M. Leclerc communique sur les éventuels bas prix des médicaments, alors qu'il n'est pas en position de pouvoir les vendre ni les délivrer… ». Aux yeux de la présidente de l'Ordre, « le risque est surtout de banaliser le médicament, d'en faire un produit comme un autre, ce qu'il n'est pas. Le pharmacien est certes un commerçant, mais il est avant tout un professionnel de santé. Des règles déontologiques encadrent son exercice. Ainsi, par exemple, il n'y a pas d'intéressement des salariés aux ventes de médicaments, ni de profilage marketing ». C'est le cas en revanche, dans la grande distribution… « Le marché de la santé doit rester spécifique. Car au centre il y a le patient, qui doit rester la priorité absolue. »
Quant au « monopole » des pharmaciens dénoncé par le patron du Groupe Leclerc, Isabelle Adenot y voit au contraire une vraie force. Dans la lutte contre les contrefaçons par exemple. « S'il n'y a pas encore de contrefaçons dans le circuit officiel français, c'est justement parce que le pharmacien est présent à chaque étape de la chaîne », observe-t-elle. Elle revient également sur l'intérêt du Dossier pharmaceutique qui se met progressivement en place dans les 22.500 officines du pays. Elle insiste sur « le véritable service de santé publique ainsi rendu par le pharmacien à son patient ».
La présidente de l'Ordre national rappelle que c'est l'Etat qui est chargé de l'organisation des soins, moyennant quoi la France ne connaît pas de « désert pharmaceutique ». « Il n'y a pas, de la part des pouvoirs publics, de velléités de changer ce mode d'organisation, que je sache. »
Plus de sept Françaises sur dixentre 15 et 49 ans recourent à une méthode contraceptive. Superstar parmi les 15-24 ans, la pilule reste plébiscitée mais son utilisation diminue avec l'âge, au profit des dispositifs intra-intérin (DIU). Etat des lieux d'un marché en pleine évolution, qui concerne près de 8,5 millions de patientes. Pilule donc, anneau vaginal ou patch, en 2009 près des deux tiers des femmes en période d'activité génitale recourent à une méthode contraceptive à court terme. En revanche, 37 % privilégient une option à plus long terme avec en tête le recours au système intra-utérin (SIU) hormonal, suivi du dispositif intra-utérin (DIU au cuivre) et enfin de l'implant. A noter toutefois selon le Groupement pour l'élaboration et la réalisation de statistiques (GERS), que le marché du long terme (en hausse de 0,3 % par rapport à l'année précédente) « grignote » progressivement le premier. Celui-ci s'inscrit en effet en baisse de 0,8 %. Chez les jeunes femmes de 25 ans et plus en effet, le recours à la pilule diminue fortement au profit des SIU voire des DIU. Il est plus surprenant que le marché des contraceptifs non-remboursés gagne également du terrain ces derniers mois. Et cela toujours selon le GERS, grâce à une augmentation des prescriptions de génériques et de pilules microdosées. Notamment celles contenant du desogestrel et surtout, de la drospirenone.










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