Publié le vendredi 09 septembre 2011 à 11H00 - Vu 92 fois
Environ cent cinquante personnes étaient présentes à la réunion d'information et de préparation à l'exercice.
SAINT-DIZIER. Bien que les détails soient tenus secrets, un exercice de sécurité nucléaire devrait causer des perturbations ce mardi autour de la base aérienne 113. Pour prévenir les riverains, une réunion était organisée, rappelant les règles de base en cas d'incident.
Mardi 13 et mercredi 14 septembre est prévu un exercice de sécurité nucléaire sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier.
La population sera forcément impliquée compte tenu du périmètre de sécurité inhérent à ce type de contamination potentielle. C'est pourquoi les pouvoirs publics avaient tenu à réunir tous les habitants concernés qui le souhaitaient afin de les informer au mieux non seulement au sujet de l'exercice en lui-même, mais aussi, de manière plus globale, en cas de vrai incident potentiel.
Cette réunion a eu lieu mercredi 7 septembre à 18 heures sur la base aérienne.
Environ cent cinquante personnes des communes des alentours avaient répondu présent et c'est par bus qu'elles ont été conduites, après vérification d'identité, dans un local dédié au cœur de la base. C'est donc dans la chapelle - pour prier pour que cela n'arrive jamais ? - que les différents intervenants ont expliqué, de manière très didactique, la marche à suivre en cas d'incident ainsi que les implications de la population civile dans l'exercice.
Informations de sécurité
Si l'on ne connaît toujours pas, aujourd'hui, la teneur exacte de l'événement, Nicolas Regny, directeur de cabinet du préfet de Haute-Marne, a toutefois évoqué quelques possibilités.
L'exercice ne se tiendra, pour le public, que le mardi 13. L'autre jour consacré n'était programmé que pour le débriefing. Il se déroulera « en conditions réelles », ce qui signifie que les zones impactées ne peuvent pas être prévues à l'avance puisqu'elles seront « en fonction du sens du vent entre autres ».
Conséquence directe, la route nationale 4, présente dans le périmètre de l'alerte nucléaire maximale, pourrait être coupée à la circulation si l'exercice le nécessitait.
Participation souhaitée
D'autre part, il est souhaitable que toutes les personnes habitant dans une zone de deux kilomètres autour de la base participent à l'action mais c'est aussi le cas pour « tous ceux qui entendront les sirènes et qui veulent tester les plans d'intervention définis afin de s'exercer en cas d'incident quel qu'il soit, et pas forcément militaire ».
À la suite de ces mises au point, a eu lieu une séance de questions-réponses, parfois déroutantes et pas spécialement en adéquation avec la gravité de la situation. Pour preuve, la toute première question posée : « Dans le cas où on entendrait les sirènes avant d'aller travailler, doit-on rester à la maison ? ».
Nul doute que l'effet sur l'employeur en cas d'absence passerait certainement mieux en arguant « un exercice de défense nationale sur la sécurité nucléaire » qu'en affirmant « j'pouvais pas, j'avais piscine » mais la question ne se posera pas puisque l'exercice « impliquera des écoles et ne débutera donc pas avant 9 heures ».
Si ce genre de tests n'est « en aucun cas en raison d'un plus fort risque que les années précédentes », il n'est toutefois pas à prendre à la légère puisqu'il va de paire avec la présence, sur la base, d'ogives nucléaires faisant partie de la force de dissuasion aéroportée française.
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