Publié le samedi 19 septembre 2009 à 01H00 - Vu 2 fois
Au guichet du Crous, les demandes de bourses se font plus nombreuses.
LES demandes d'aides auprès du Crous (œuvres universitaires et scolaires) sont-elles un bon indicateur de la santé financière des étudiants et de leurs familles ?
Si tel est le cas, on peut dire que cette santé s'est bien dégradée à Reims d'une année sur l'autre.
Dans ses locaux du boulevard Henry-Vasnier, le nouveau directeur du Crous champenois, Jean-Marc Lambert, constate en effet à la fois une augmentation du nombre de demandes de bourses, une augmentation du nombre de bourses accordées, et une augmentation du nombre de demandes de logements.
« Par rapport à l'an dernier, indique-t-il, la tendance actuelle est à 11 % de boursiers en plus pour l'académie, ce qui nous situe très légèrement au-dessus de la moyenne nationale, de 0,6 à 0,7 % en plus. »
Il faut dire que les critères d'attribution ont changé, allant dans le sens de l'élargissement de l'assiette, et donc d'un accès plus facile. Merci Mme Pécresse !
+12 % concernant les logements
Et concernant les logements, la demande supplémentaire est du même ordre, 12 % de plus, ce qui n'est pas surprenant, bourses et logements allant assez souvent ensemble.
« Mais ce qui est notable cette année, ajoute le directeur, c'est que nous avons beaucoup moins de désistements. »
Cela peut s'expliquer de deux façons : la qualité des chambres proposées sur Reims s'est améliorée, ce qui fait que les étudiants ne vont plus aussi facilement chercher ailleurs ; et puis, les difficultés financières des familles ont augmenté elles aussi.
Résultat : les produits proposés par le Crous (140 ou 215 euros de loyer mensuel pour une chambre, 240 à 300 pour un studio) deviennent fort attractifs par rapport au reste du marché.
« Nous avons d'ailleurs, en ce moment, de nombreuses demandes de réajustement de dossier, pratiquement deux fois plus que l'an dernier, explique M.Lambert, provenant de familles dont la situation s'est dégradée depuis le moment où elles avaient déposé leur dossier, entre janvier et avril : elles sont à présent touchées notamment par le chômage, partiel ou total. »
À n'en pas douter, la crise est passée par là.
A.P.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez