Publié le vendredi 19 mars 2010 à 11H00 - Vu 56 fois
Ce jour-là, ce sont des aspirants taxis qui sont réunis au centre de formation de la chambre de métiers, rue d'Enfer. Ici des modules de formation sont encore prévus pour les personnes qui souhaitent devenir artisants ou se reconvertir dans l'artisanat.
Car avant de conduire une voiture avec une signalétique lumineuse sur le toit, il y a bien des étapes à passer. Tout d'abord, il y a un examen national qui porte sur la réglementation en général.
Il y a ensuite toute une partie locale, avec notamment la nécessité d'apprendre le département par cœur.
Pas question de GPS, car même s'il tombe en panne, il faut pouvoir s'orienter. Il faut connaître la tarification française, avoir des connaissances en gestion, savoir faire un devis… Et, même pour les titulaires du permis de conduire depuis très longtemps, il y a un parcours en voiture à effectuer avec un inspecteur du permis de conduire.
La liberté, l'indépendance
Au total, les 19 candidats du jour vont avoir 280 heures de cours ! Et pas question de louper lors de l'examen, car il n'existe qu'une session par mois.
Pour autant, les présents parient sur un grand chelem et ont hâte de se promener en taxi-école dans la ville.
« Le fait de réussir serait vraiment un motif de satisfaction personnel. Ce qui nous attire c'est la liberté, l'indépendance », disent certains. D'autres ont d'ores et déjà une promesse d'embauche chez un artisan taxi.
Dans le groupe, on compte quelques femmes. Elles sont de plus en plus nombreuses et ne semble pas craindre les mauvais clients. « En ville et à la campagne, ce n'est pas la même clientèle. Dans les villages, on fait plus du transport sanitaire », justifient-elles.
Ne reste plus, outre l'examen, qu'à acheter le taximètre (le compteur) et la signalétique lumineuse, qui sont obligatoires. Le véhicule, lui, n'a pas d'importance, même si évidemment on a plus envie monter dans une belle voiture.
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