Publié le dimanche 18 avril 2010 à 11H00 - Vu 138 fois
À raison de trois jours par an, trois bénévoles du club « Reims Échec et mat » interviennent à la maison d'arrêt de la ville pour initier aux échecs une douzaine de détenus.
« Des débutants et des joueurs aguerris, adultes et mineurs. La pratique sportive, c'est pour se sentir mieux dans sa peau, et les échecs, pour se sentir mieux dans sa tête », résume Joël Bigayon, à l'origine de l'initiative, il y a deux ans. « J'ai pensé que la pratique des échecs permettrait aux détenus de se libérer l'esprit et de retrouver une certaine fierté d'eux-mêmes. Je suis particulièrement content de constater que des mineurs ont intégré le petit groupe de joueurs. »
L'ambition n'est évidemment pas d'en faire des experts. « Mais la patience et le sens de la réflexion que nécessitent les échecs ont un effet positif sur leur comportement. Pendant deux à trois heures, la concertation les apaise », estime Christophe Barnier, l'un des intervenants du club. Seul problème : les détenus ne peuvent jouer que deux fois par mois dans une salle réservée aux jeux de société. « Pour se concentrer, il faut être au calme. Et dans des cellules de cinq ou six détenus, ce n'est pas possible », note Joël Bigayon.
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