Publié le mardi 28 septembre 2010 à 15H11 - Vu 85 fois
En févier 1995, Josette A, employée aux Tourterelles, se fait passer à tabac. Les auteurs de l'agression auraient été identifiés mais laissés libres.
a
Francis Nautré n'a pas que des amis. Il va l'apprendre de manière un peu particulière au cœur de l'hiver 1995. Février de cette année-là, Jolette A., employée de service à l'hôtel de repos les Tourterelles se rend à son travail. Elle doit être sur place à 6 heures. Elle est en route, au volant de sa voiture lorsqu'au cœur de la nuit, au beau milieu de la voie qui serpente sur le plateau au-dessus de Longueval, un véhicule de couleur blanche, plein-phares, lui barre le passage. Josette n'a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive. Un inconnu surgi de nulle part ouvre sa portière gauche, arrache les clés et l'extrait du véhicule. Elle est bousculée, frappée à plusieurs reprises. Un des protagonistes lui saisit la tête et la claque à plusieurs reprises contre un poteau en béton. On la menace et la prévient : « Madame, vous direz à votre patron qu'il arrête ses conneries ou on va sérieusement s'occuper de vous et de sa fille ». Colette a la tête comme un compteur à gaz. Elle est tétanisée mais reprend la route.
Classée sans suite
Lorsque l'employée des Tourterelles se présente à la maison de retraite de Longueval, elle raconte son calvaire. Francis Nautré lui recommande de tout de même déposer plainte. Il en fera de même, à la brigade de gendarmerie de Braine, le 20 février 1995. Qu'est-il advenu de la procédure ? Pas grand-chose en vérité. Le 17 mai 2002, le procureur de Soissons, Dominique Laurens, reçoit donc une demande de précisions de Françis Nautré. Deux mois plus tard, le 12 juillet 2002, le même parquetier répond à son interlocuteur et l'informe que la plainte enregistrée sur le n° de PV 117/95, PV établit par la brigade de gendarmerie de Braine n'a pas été suivie par le ministère public. Le classement a effectivement été prononcé le 11 mai 1995. Josette, elle, a cessé de travailler aux Tourterelles depuis longtemps.
Les auteurs identifiés ?
La justice a-t-elle fait tout ce qui était en son pouvoir pour mettre la main sur les agresseurs de Josette ? Si la plainte a été classée, est-ce parce que les malfrats ne pouvaient être appréhendés… ? Possible. Pourtant, c'est un autre son de cloche que l'on entend selon les sources. L'agression contre Josette A, bien réelle, aurait été commise par son entourage et pour des raisons sentimentales que Francis Nautré pouvait largement imaginer… Autres éléments selon un avocat proche du dossier : le 30 août 1997, un ferrailleur de 43 ans, Jean-Luc T. aurait ainsi été interpellé par les gendarmes à l'occasion d'un contrôle d'alcoolémie. Il aurait balancé l'affaire et les deux comparses qui l'accompagnaient : Denis D, 60 ans, originaire de Soissons, domicilié à Vic-sur-Aisne, sans profession et Didier S, à l'époque élu au conseil municipal de Longueval-Barbonval. Jean-Luc T, Denis D et Didier S, donc. Trois noms qui, si l'on en croit Pascal Bleuet, l'un des anciens avocats de Francis Nautré, ont figuré en 1997 dans le dossier de Josette… avant d'en disparaître mystérieusement quelques années plus tard. Alors, une machination, une de plus ? On n'ira pas jusque-là. D'autant que Pascal que le jeune conseil de Francis Nautré à l'époque -il a prêté serment le 10 février 1993- avocat respecté du barreau de Compiègne vient de tomber dans une affaire de faux et d'abus de confiance (*).
Le 17 septembre dernier son dossier était examiné par le tribunal de grande instance, lequel l'a condamné le 27 octobre à une peine de deux ans de prison dont la moitié assortie du sursis. Décidément, nul n'est parfait.
* Falsification d'un jugement du tribunal de grande instance de Compiègne au printemps 2004 et falsification d'un courrier émanant d'un médecin.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Les dernières contributions