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Elle refuse Lacroix pour créer sa boîte

Publié le mardi 06 avril 2010 à 09H46 - Vu 100 fois


Hélène pense que ce statut, « c'est l'idéal quand on démarre ».

Hélène pense que ce statut, « c'est l'idéal quand on démarre ».


Tout beau, tout neuf ! Si Hélène Jouvel mûrit son projet depuis l'automne, elle s'est déclarée auto-entrepreneuse le… 1er avril ! Non, ce n'est pas une blague, mais une aventure bien réfléchie. « En fait, j'avais créé, en 1999, mon entreprise individuelle, mais je n'avais pas assez de chiffre d'affaires en hiver. »
Hélène est en effet spécialisée dans les vêtements de cérémonie, notamment les robes de mariée. « C'est donc quelque chose de saisonnier, et quand j'ai vu ce nouveau statut d'auto-entrepreneur, je me suis dit, ça, c'est ce qu'il me faut. » L'expérience de la styliste ne l'empêche pas d'aller s'inscrire à la chambre de métiers, « c'est plus agréable au niveau du contact que sur internet ».
Elle a également suivi un stage à l'Afpa, cette fois-ci pour la gestion d'entreprise. Et elle est bien décidée à ne pas commettre deux fois les mêmes erreurs. « Ma première expérience a été super-importante. Avant, je n'avais pas conscience de la saisonnalité de mon travail. Au printemps et à l'été, je n'ai pas de dimanche de libre. » Même si, par son propre choix, elle a une clientèle très réduite.
Pour elle, c'est clair, le statut d'auto-entrepreneur, « c'est l'idéal quand on démarre. Mais ce doit être un statut provisoire, sauf quand on ne le fait pas à temps complet ». Comme Hélène, vendeuse de café et de thé à mi-temps pour assurer à son foyer un revenu garanti et minimum.

« La mode, j'ai toujours adoré ça »


La première fois qu'elle s'est lancée à son compte, elle n'avait que 25 ans. « Je n'engageais que moi, j'ai eu des aides comme Défi jeunes, Envol. J'étais la 2e styliste à m'installer sur Reims. » Ceux qui la connaissent alors ont dû se gratter la tête de perplexité car en revenant sur Reims pour créer son entreprise, elle avait refusé un poste à temps plein chez Christian Lacroix, le grand couturier chez qui elle venait de faire un stage !
« Mes parents n'en revenaient pas, mais que ne fait-on par amour… La mode, j'ai toujours adoré ça. J'ai fait trois ans d'études de haute couture. »
Très minutieuse, la jolie maman est aux anges quand elle crée une robe de mariée de A à Z, « en posant des questions sur les goûts de la jeune femme, ses envies, avant de faire un croquis, puis de réaliser un modèle en coton, avant de passer au vrai tissu. Tout ce cheminement fait que la robe a une histoire, ce n'est pas du prêt-à-porter ».
Vous ne lui ferez pas faire de vêtements « normaux », « je ne serai pas compétitive ».

G.F.
helenejouvel@gmail.com

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