Publié le mercredi 14 décembre 2011 à 12H00 - Vu 96 fois
Deux altistes et un violoncelliste de l'Atelier de musique ancienne.
Même par un gris dimanche après-midi d'automne dans un endroit peu chauffé, la musique de Purcell prouve qu'elle reste somptueuse.
Son court opéra Didon et Enée a fait rayonner l'église de Faverolles, pleine pour l'occasion. Les musiciens, chanteurs et choristes de l'Atelier de musique ancienne du Conservatoire de Laon et de l'École intercommunale de musique de Villers-Cotterêts ont été à la hauteur de tous les défis.
Le texte a été chanté dans un anglais parfaitement convaincant. Les rôles principaux ont été tenus par Cécile Mouton, Philippe Breuil et Nathalie Traché, sous la direction de Bénédicte Pernet.
Une pièce enlevée et drôle
Cette histoire de la reine de Carthage, amoureuse d'Enée rescapé de la chute de Troie, et qui se tue lorsqu'il l'abandonne pour accomplir son destin de fondateur de Rome, se raconte dans une musique aux mélodies et harmonies enlevées et souvent déchirantes. Même l'humour pointe chez les sorcières, qui se régalent avec une voix volontairement narquoise.
La partition est très connue, mais la présence de musiciens qui chantent et jouent devant nous lui rend toute sa nouveauté.
Lorsque Didon évoque le moment ou elle sera « portée en terre », les auditeurs, au lieu de l'écouter seulement, partagent son accablement.
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