Publié le jeudi 02 septembre 2010 à 09H29 - Vu 22 fois
C'est l'application de la loi Borloo de 2005, qui permet à Invest in Reims d'aider à l'implantation.
Les prises en charge partielle ou totale des formations, la garantie pour le conjoint de disposer d'un job ou encore la délivrance de primes pouvant aller jusqu'à 3000 euros, les cadeaux réalisés par Invest In Reims sont nombreux et variés. Et semblent plutôt conséquent au regard du niveau du budget, «seulement» 1,3 millions d'euros. Cet argent qui ne tombe pas du ciel, ne vient pas non plus de la poche des contribuables. mais ce sont bel et bien les entreprises qui versent au pot. Lesquelles ? Celles qui licencient plus précisemment. A Reims par exemple, des entreprises qui ont licencié comme Owens Illinois Manufacturing, Fuji, Electrolux ou Henkel, ont, depuis cinq années toutes versées entre un et quatre Smic en contrepartie de chaque emploi perdu dans la cité des sacres. C'est une loi menée par Jean-Louis Borloo alors ministre du travail en 2005 et portant sur les licenciements qui a permis ainsi de financer certains projets en « profitant» des licenciements pour tenter de compenser ces pertes d'emploi par des investissements afférants systématiquement au monde du travail. C'est un paradoxe donc mais c'est bien « grâce» aux diverses vagues de licenciements et aux fonds récupérés par les collectivités que la cité des sacres permet à d'autres entrepreneurs de s'installer. Une ironie du sort ou la trajectoire inéluctable d'un certain modèle économique.
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