Des mains symboles de liberté Une stèle pour la Résistance

Des mains symboles de liberté Une stèle pour la Résistance

Publié le mercredi 20 juin 2012 à 11H00 - Vu 172 fois

Lundi soir a été inaugurée, place Mantoue, la stèle érigée en hommage aux Résistants. Le lieu n'a pas été choisi au hasard, face à l'ancienne kommandantur.

«C ELUI qui est maître de ses mains est un homme libre. » C'est un symbole fort qu'a choisi Patrice Dehollain en imaginant la sculpture qui orne la stèle de la Résistance, créée par Hubert Dufour et coulée par l'Atelier du Dolloir. On y voit deux mains qui brisent leurs chaînes, pour retrouver une liberté perdue. Pour Patrice Dehollain, qui fut l'un des résistants soissonnais de la première heure, le lieu choisi était hautement symbolique.
Comme il l'a rappelé lundi soir, lors de l'inauguration, c'est là, place Mantoue, où siégeait la kommandantur, là où tous ceux qui y étaient conduits, comme lui, subissaient des « interrogatoires musclés ».
Pour le vice-président de la Société historique, René Verquin, qui a été associé au travail mené sur la Résistance soissonnaise, cette stèle est une « porte ouverte aux historiens » autant qu'un « hommage aux résistants inconnus ou pas ». Elle témoigne encore de la pérennité d'une « certaine idée de la France ».
Humble et discrète
Pour Bernard Létoffé, président du comité d'entente des anciens combattants du Soissonnais, cette stèle a été volontairement voulue « humble et discrète, à l'image de la Résistance », dont la discrétion était indispensable à l'efficacité.
Aux yeux du maire Patrick Day, pour l'occasion entouré du sous-préfet et de nombreux élus, la date du 18 juin retenue pour cette inauguration ne pouvait mieux « symboliser le refus d'un homme de sombrer dans la fatalité de la défaite et le renoncement face à la barbarie nazie ».
Dès l'été 1940, rappelait-il, quelques jours après l'appel du général de Gaulle, « la Résistance s'organisait à Soissons, dans un climat délétère, climat propice aux pires trahisons qui coûteront la vie à beaucoup de ces femmes et de ces hommes dès la première heure, mais aussi tout au long des quatre années de combat contre l'occupant nazi et ses collaborateurs zélés ». Leur sacrifice est aujourd'hui salué.
Philippe ROBIN
probin@journal-lunion.fr

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