Publié le mercredi 08 février 2012 à 12H00 - Vu 145 fois
Jean-Pierre Bouquet a présenté un futur budget 2012 « de consolidation ».
Rigueur, maîtrise de la dette et achèvement des grands chantiers communautaires… Hier soir, emmitoufflés, les élus de la communauté de communes ont présenté les grandes orientations budgétaires pour 2012. Sans débat public comme le veut la tradition.
LA température de la salle du conseil de l'hôtel de ville de Vitry ne dépassait pas les 16 degrés hier soir et c'est donc dans ce contexte plutôt glacial qu'ont été présentées les grandes lignes budgétaires, tout aussi austères, qui préfigureront au budget 2012. « 2011 reste l'année du ralentissement de la croissance mondiale », a introduit le président de la communauté de communes, Jean-Pierre Bouquet, « et ce contexte a inévitablement un impact. Le cœur du problème se situe pour nous au centre de la zone euro où la croissance reste extrêmement faible, sans compter que la situation de la Grèce est loin d'être réglée… » Ce qui fait dire au président de la communauté de communes que 2012 restera une année de contrainte « forte ». « Nous serons inéluctablement associés à cet effort national de rigueur. »
Pas touche aux taxes
« De consolidation », c'est ainsi que Jean-Pierre Bouquet a qualifié le futur budget 2012 avec quatre lignes de conduite. D'abord celle d'une fiscalité qui se voudra stable pour la taxe d'ordures ménagères comme pour les taxes locales - ce qui ne signifie pas pour autant que ces impôts n'augmenteront pas puisque la base, fixée par l'Etat, devrait augmenter de 1,8 % et celle du Département de près de 5 % pour la taxe foncière. Deuxième ligne de conduite : une stabilité des dépenses de fonctionnement malgré un objectif de politique salariale positive - pérennisation de trois emplois déjà présents en CAE ou CDD, l'embauche de personnes handicapées supplémentaires et le remplacement de deux départs à la retraite. Troisième ligne de conduite : poursuite des chantiers engagés, mais aussi des études des projets restants. Quatrième ligne de travail : un endettement maîtrisé.
Dans le détail, les recettes de fonctionnement pourraient passer de 11,75 à 11,61 millions d'euros avec, notamment 150 000 euros en moins dans l'enveloppe de dotations de l'État. Une baisse expliquée, notamment, par une diminution de la population mais aussi par un faible coefficient d'intégration fiscal (0,46) par rapport à ce qu'exige l'Etat (0,5).
Subventions stables
Du côté des dépenses de fonctionnement, la CCVLF s'oriente vers la somme de 1,79 million d'euros à reverser aux communes de la CCVLF et 1,25 million d'euros au Sdis. À propos de ces dépenses, cette fois destinées aux services, l'objectif reste une augmentation de 0 % pour 2012. Quant à l'évolution des charges de personnel, elle passera de 4,86 millions en 2011 à 4,99 millions minimum à 5,09 maximum avec l'embauche d'un agent d'entretien pour la ZAE de La Haute-Voie, un agent à mi-temps à la cuisine centrale et trois agents aux espaces verts.
Les subventions pourraient s'élever à près de 230 000 euros avec notamment 70 000 euros pour le Plie (plan local pour l'insertion et l'emploi), 77 000 euros pour l'office de tourisme, ou encore 54 620 euros pour Adeva.
Les dépenses d'investissement pourraient atteindre 2,88 millions d'euros. « Et pour que l'endettement n'augmente pas, nous ne devons pas emprunter au-delà de 950 000 euros. Il faudra s'y contraindre. »
Ces dépenses seront dans tous les cas vouées aux travaux de l'avenue Marcel-Bailly, à l'aménagement de la rue des Cerisiers, voie d'accès au collège de Frignicourt, à la fin de réalisation des déversoirs d'orages, à l'aménagement de la première tranche des voies vertes, ou encore aux conteneurs de collecte semi-enterrée, tout comme au développement, à l'aménagement et à la commercialisation de zones d'activités (Loisy, Vitry Marolles ou encore Bois-Legras).
Ces dépenses seront en outre destinées aux lancements des marchés pour la réhabilitation du gymnase Les Indes, du concours d'architectes pour le centre aquatique ou encore de la rédaction du programme de la nouvelle cuisine centrale…
Ce qui fait dire au président de la CCVLF que le budget communautaire 2012 se veut stable et rigoureux, voué à la consolidation des projets. Confirmation en mars.
A.-S. C.
Grâce à la Région, la communauté de communes participera une nouvelle fois au salon de l’Agriculture qui se tiendra à Paris du 25 février au mars. Cette participation coutera 000 euros à la CCVLF (et 2000 euros à la Ville) pour rester sur un stand de 12 m2. Comme l’an dernier, la CCVLF invite des acteurs économiques locaux. Pour l’édition 2012, on notera la présence du champagne Lonclas de Bassuet, du musée du Pays du Der, de la Ligue de protection des oiseaux basée à Outines et, comme l’an dernier, de la Ferme du Chatel d’Aulnay-L’Aître.
Les tarifs pratiqués par la Fabrique ont été votés hier soir pour 2012. Par an, ces tarifs oscillent de 10 à 50 euros le m2. Louer un bureau à la journée et même à la demi-journée est désormais possible. Il s’élève à 15 euros la demi-journée et le double pour la journée. Des salles de réunion sont aussi à disposition pour 30 euros la demi-journée et 50 la journée complète.
La collaboration avec l’association Arcad, en y adhérant pour la somme de 2 000 euros, a été renouvelée. Elle avait permis l’an dernier de proposer un point info énergie à la Fabrique avec l’organisation d’une permanence programmée une fois par semaine. Le rôle du conseiller technique : informer tout public sur les aides financières, mais aussi les mises aux normes et la maîtrise de l’énergie. Comme le public n’a pas été vraiment au rendez-vous, des demi journées d’information vont être développées.
Deux demandes de subvention vont être réalisées. L’une de 63000 euros pour en partie financer l’éclairage public des deux nouvelles voiries : l’avenue Marcel-Bailly et la rue des Cerisiers. L’autre de 20000 euros pour la 3e tranche du programme d’équipement en conteneurs pour le tri des déchets.
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