Publié le dimanche 11 septembre 2011 à 11H00 - Vu 91 fois
L'équipe du Souvenir français espère vendre encore plus de bougies cette année (350 en 2010) pour financer l'aménagement programmé au cimetière de Brieulles-sur-Bar (photo) ou encore le prochain carré militaire de huit tombes projeté pour 2012 à Ballay.
Le Souvenir français relance l'opération Flammes de l'espoir. La vente de bougies financera la création d'ossuaires de soldats dans les cimetières du secteur.
UNE petite lumière pour éclairer nos mémoires. Comme chaque année, le Souvenir français propose l'opération Flammes de l'espoir, au fil de la vente de bougies.
« Chacun peut allumer une flamme pour marquer son attachement à la mémoire de tous nos aïeux qui ont sacrifié leur présent pour notre avenir », glisse la présidente du comité de l'Argonne ardennaise Bernadette Noël-Colin. « Les bougies peuvent être allumées auprès d'un monument aux morts, sur une tombe, sur le bord d'une fenêtre ou le pas d'une porte. »
Mais au-delà du symbole, les fonds recueillis* sont dédiés « à l'entretien et la rénovation des sépultures et monuments érigés en souvenir des soldats de toutes nos guerres », continue la présidente.
Et les projets se bousculent. À travers l'arrondissement, le Souvenir français procède au regroupement des tombes des soldats. « Les sépultures sont généralement dispersées aux quatre coins des cimetières et sont souvent dans un pauvre état », explique le vice-président Gérard Baudier. « Les rassembler permet non seulement de les signaler plus facilement, mais aussi d'assurer leur entretien. »
Après un carré militaire de neuf tombes réalisé à Tailly ou encore 18 sépultures regroupées à Neuville-Day, trois à La Berlière et Bayonville, deux à Toges… Le comité projette d'ici 2013, au cimetière de Brieulles-sur-Bar, la réalisation d'un ossuaire de six soldats, pour un budget de plus de 10.000 euros. Autant dire que la vente des bougies ne suffira pas à régaler l'ardoise, également financée par le conseil général, une subvention parlementaire, les cotisations des adhérents ou encore des dons.
Exhumation
« C'est si cher parce qu'il y a une exhumation à faire », précise le duo. « Par ailleurs, le projet doit être validé en conseil municipal et il nous faut l'autorisation des familles. En général, elles acceptent mais certaines ont besoin d'un temps de réflexion, notamment quand le soldat est enterré dans un caveau familial, ce qui implique d'exhumer tout le monde pour récupérer le corps du soldat. »
Cependant, avant d'en arriver là, l'équipe s'est livrée à un véritable travail de fourmi, avec une tendance au travail de Pénélope. « Toutes les tombes ne sont pas répertoriées dans chaque cimetière », continue le vice-président. « On se base sur les données de l'Onac mais elles ne sont pas exhaustives, donc on est passé dans chaque cimetière pour examiner sur place chaque tombe et relever celles de soldats. »
« Mais encore faut-il que ce soit précisé sur la sépulture. À Cornay, après avoir fait le carré militaire de neuf tombes, on en a trouvé trois supplémentaires donc on va remettre un petit caveau à côté », indique la présidente.
Au total, 574 tombes sont à refaire à travers les 123 communes de l'arrondissement. Gageons que le comité n'est pas à l'abri de nouvelles découvertes.
A.B.
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