Publié le mercredi 02 juin 2010 à 10H37 - Vu 50 fois
Le député, pour sa part, s'estime victime d'un vaste complot. Oui, il avoue l'embauche massive de CES. Mais Jacquat dit : « par souci de participer à la lutte contre le chômage ». Oui, il reconnaît avoir mis les locaux de sa permanence politique à la disposition du personnel des associations. Mais Jacquat dit : « Pour faciliter leur travail et exclusivement le travail des associations. »
Les employés auraient-ils menti de concert pour nuire à la réputation du bon docteur. Jacquat dit : « Il faut écarter les témoignages à charge de ceux qui ont fait peu d'étude ». Les « handicapés sociaux », comme Jacquat dit avec un brin de mépris. Ceux-là même que l'auteur d'« Humaniser la vie » soupçonne d'avoir été embobinés par les enquêteurs pour le charger. « Aucun personnel d'association n'a été dévoyé à mon service d'élu […] J'affirme que mes comptes de campagne sont exacts », Jacquat dit en résumé. Au cas où ce contre-feu n'y suffirait pas, le député de la Moselle pointe du doigt son fidèle bras droit par cette petite phrase assassine : Rosa « s'occupait de tout ». Mais la quinquagénaire ne semble pas disposée à servir de fusible, admettant s'être interrogée sur la nature réelle du travail. Elle jure n'avoir aucune responsabilité dans les fausses déclarations de situation de certaines salariées, se défaussant sur les intéressées.
E.L.
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