Publié le lundi 13 février 2012 à 12H00 - Vu 206 fois
Ghislaine Gaté a été décorée par Jean-Paul Bachy. Ses amis et collègues étaient venus nombreux.
Devant proches et collègues, Ghislaine Gaté, professeur de langue, a reçu samedi les Palmes académiques. Un hommage après 35 années de dévouement.
CURIEUSEMENT, ce n'est pas Ghislaine Gaté qui a été saluée par le maire Claude Ancelme, samedi à l'hôtel de ville. Non, le premier magistrat a préféré s'adresser à « Gigi », comme il l'a toujours fait.
Accueillant plus de 70 invités venus assister à ce qui s'apparente à une consécration professionnelle, il a mis l'accent sur le « rapprochement entre les peuples » permis par le professeur de langue du collège et lycée, avec les Allemands, les Anglais et les Européens en général.
Présidente du comité de jumelage avec la ville allemande de Gräfenroda, Ghislaine Gaté est aussi très impliquée dans la gestion des projets Comenius qui offrent aux jeunes Vouzinois la possibilité de rencontrer leurs voisins, en mettant en pratique leurs apprentissages scolaires.
C'est donc fort logiquement que le proviseur et principal Eric Troquet a félicité l'héroïne du jour pour son implication dans la vie de l'établissement (elle est membre du conseil d'administration depuis 1995), son dynamisme et sa générosité.
Comme lui, la présidente de l'association des membres de l'Ordre des Palmes académiques Claudine Roger a rappelé l'histoire de cette distinction, avant un mot du sous-préfet Joël Dubreuil.
Jean-Paul Bachy, président du conseil régional, ayant été choisi par Ghislaine Gaté pour être son parrain, il lui revenait de décorer celle-ci.
L'élu n'a pas manqué de souligner les mérites des enseignants, un métier « parfois décrié. On leur demande tout ! »
« J'aime les gens ! »
Personnalisant son hommage, il a relevé que Ghislaine Gaté, par ailleurs conseillère municipale et suppléante du conseiller général Claude Ancelme, avait toujours voulu « apprendre elle-même davantage ». Cette curiosité, conjuguée à une implication (encore une !) dans la vie culturelle locale, via les Tourelles, explique sans doute ce goût de la rencontre.
« J'aime les gens », a résumé la récipiendaire, en un clin d'œil implicite à cette phrase de François Hollande.
Ses pensées sont allées vers ses proches, notamment à son père, récemment disparu, mais aussi vers ses élèves.
« Ils m'apportent quotidiennement de la motivation et beaucoup de satisfaction ».
Touchée et touchante, Ghislaine Gaté a associé ses collègues à la cérémonie. « C'est parfois à nous de nous remettre en question », a-t-elle affirmé.
Après des applaudissements nourris, la fête pouvait se prolonger pour « Gigi » et les siens.
Jacques BERTHION
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