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Décision du Conseil d'État sur le moratoire de culture des OGM Mot d'ordre des anti-OGM : « Toujours être à l'affût »

Publié le mercredi 30 novembre 2011 à 11H00 - Vu 73 fois


Patrick Duflot : « Une surveillance constante… »

Patrick Duflot : « Une surveillance constante… »


Les anti-OGM ont pris acte de la décision du Conseil d'État de revenir sur le moratoire, et celle du gouvernement de reprendre une décision pour interdire la venue du maïs génétiquement modifié.

«IL y a une pression permanente, que ce soit des gros semenciers comme Monsanto, le plus grand, mais aussi, et c'est inquiétant, des États-Unis. Hillary Clinton, la femme de l'ancien président des USA, s'est fait une spécialité de ce genre de pression. Heureusement, pour l'instant, le gouvernement semble être désireux de résister aux pressions mais jusqu'à quand ? » A cette question de Patrick Duflot, membre du comité anti-OGM axonais, la réponse logique serait : au moins jusqu'à la prochaine élection présidentielle…
Un procès de l'État
Lundi, les membres laonnois du collectif anti-OGM ont pris la décision du Conseil d'État, annulant le moratoire du gouvernement sur la culture des OGM sur le sol français, comme un rappel. Celui d'être toujours en veille. « Chaque jour, nous sommes dans l'obligation d'être à l'affût des manœuvres, des décisions. Il y a un lobbying constant, que ce soit à Strasbourg ou à Bruxelles. En moyenne, nous passons plus d'une heure, chaque jour, à surfer sur le Net pour voir les décisions ou les tentatives de culture. Le grand jeu, maintenant, pour ces entreprises, est de changer le nom. On ne parle plus d'OGM par exemple, mais de VRH : végétaux à résistance aux herbicides. Ce qui est exactement la même chose. J'avoue que c'est usant et un peu fatigant. »
Le Net donne parfois de bonnes nouvelles aussi : « En Hongrie, 2 000 hectares de maïs OGM ont été fauchés par décision du gouvernement. Monsanto avait réussi à lancer cette culture sans autorisation. Là, un procès de l'État contre eux est en cours. L'indemnisation des agriculteurs se fera par le semencier. Nous espérons que cette action permettra à d'autres pays, telle que la Pologne, de continuer à résister, face aux USA, notamment. »
La « menace » OGM est aussi dans le Laonnois. « Récemment, nous avons discuté avec un agriculteur du secteur, qui nous a avoué qu'il serait prêt à semer de la pomme de terre Fortuna, génétiquement modifiée, de chez BASF. L'agriculteur nous a expliqué qu'il n'aurait aucun état d'âme à l'utiliser. » Ce qui, après l'épisode Septvaux où le maire avait dit « oui » à un essai BASF sans consulter son conseil municipal, oblige aussi à surveiller ses voisins…

Stéphane MASSÉ
smasse@journal-lunion.fr

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