Publié le mercredi 05 septembre 2007
Luc Corlouër a dédicacé son premier roman « La Tourmente (Kenavo) » sur la Foire, samedi dernier.
marion dardard
AU détour d'une allée de la foire de Châlons, samedi, soufflait un petit air de Bretagne. Sous son kiosque paré du drapeau Hermines, Luc Corlouër, un Breton pur souche installé à Paris, dédicace son premier roman intitulé « La Tourmente (Kenavo) ». A priori, aucun rapport avec la région, direz-vous. Et pourtant…
Il suffit d'ouvrir le livre, de feuilleter quelques pages, et le lien devient évident au fil de l'histoire. Une histoire romancée, pleine d'amour, d'humour, de tristesse, d'intrigue, mais fondée sur une trame historique réelle, celle de la guerre 1914-1918.
« Je raconte l'histoire de ces Bretons partis construire le métro de Paris, au début des années 1900 », décrit l'écrivain. « Il fallait que survienne un événement important pour qu'ils rentrent chez eux. Alors ils redécouvraient le pays, ses histoires… Celles que me racontait ma tante lorsque j'avais 15 ans. » C'est alors qu'éclate la guerre 1914-1918. Et ces mêmes hommes se retrouvent sous l'uniforme. Ils arrivent à Suippes, Souain. Montent au front à Perthes-les-Hurlus, Tahure… « L'un des héros du roman fait partie d'un régiment parisien », raconte Luc Corlouër. « Lors d'un approvisionnement, il entend parler breton. Ça lui plaît, il discute, retrouve des cousins de Bretagne. La Bretagne qui, d'une certaine manière, se reconstitue alors à Suippes. »
Luc Corlouër multiplie les détails, au fil des pages. Des anecdotes chinées aux Archives des Armées au château de Vincennes, ou au détour des villages marnais qu'il a arpentés plus d'une fois. « Je suis allé à Suippes, à Mourmelon. C'était très émouvant de trouver ces villages tels qu'on les avait laissés. Cela m'a donné de la matière pour faire ressentir dans mon livre ce qu'ont vécu les gens là-bas. »
Une émotion que l'écrivain a pu partager lors de son passage à Châlons avec le maire de Souain, venu à sa rencontre. « J'ai été très content de le voir, de pouvoir discuter avec lui. Je suis très heureux d'être ici et je reviendrai très prochainement pour dédicacer à nouveau mon livre. »
Marion Dardard
« La Tourmente (Kenavo) » aux éditions Le Cormoran. 18 euros.








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