Publié le mercredi 01 août 2012 à 11H00 - Vu 157 fois
Michel Coste de Champeron : « J'ai toujours adoré le monde ouvrier ».
CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne) Le peintre Michel Coste de Champeron et ses élèves de l'association O z'arts citoyens exposent à compter du 9 août et durant quinze jours à l'office de tourisme. Une quarantaine d'œuvres sur le thème des friches industrielles.
«OBJETS inanimés, avez-vous vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? »
A ce même questionnement de Lamartine, Michel Coste de Champeron répond par le pinceau, qu'il ne pose que l'instant d'une tasse de café ou bien d'une cigarette à rouler. D'autres écrivent. Lui peint. Là est sa mission devant le chevalet, à l'étage de sa maison, dans l'intimité et la quiétude de son atelier, incroyable capharnaüm dédié à la peinture et la culture, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Quand le travail est achevé, quand la toile est sèche et les tubes remisés, c'est alors aux autres de comprendre la toile. Comprendre ou pas, pourrait-il ajouter d'ailleurs dans un haussement d'épaules. Reste que, comme le poète cité plus haut donc, Michel Coste de Champeron le sait aussi : il y a plusieurs façons de voir un objet oublié où une usine délaissée. A ses yeux les choses sont claires : « Les vieilles pierres ont un côté poétique, leur patine subjugue le regard ». Les vieilles pierres. Les usines fermées. Dans une exposition à débuter la semaine prochaine, c'est une démarche collégiale née de son initiative qui va parer les cimaises de l'office de tourisme : les friches industrielles vues par lui-même et une dizaine d'élèves amateurs, membres de l'association O z'arts citoyens.
La brasserie et les locos
C'est que, ces friches, principalement celles de Châlons mais aussi de l'arrondissement, ces objets et murs aujourd'hui inanimés lui sont chers. Lui ne voit pas comme nécessairement tristes ces parements délabrés dans les interstices desquels l'herbe obstinée tente de reprendre son droit. De l'ancienne brasserie la Comète à cet ancien moulin à aube en passant par des délaissés de gare, chaque pan d'un passé éculé - parfois revisité par les tags - a servi son imagination et celle de ses potaches. Ici, une cuve de cuivre, là les restes d'une ferme. Plus loin un quai désaffecté, avec ces rails qui viennent dont on ne sait où pour s'en aller vers un ailleurs imprécis. Le tout pour un travail pensé en commun : « On a essayé de respecter notre patrimoine ». Respecter le patrimoine au travers d'un cahier des charges : « L'idée a été de mettre en valeurs toutes ces vieilles bâtisses. Il faut respecter notre patrimoine ».
« J'adore les ouvriers »
Pour sa part et notamment, Madame Nostalgie a guidé sa main d'artiste autour de la locomotive à vapeur : la loco, un des symboles de la rive-gauche en cette ville de Châlons gare de triage qui a vu tant et tant de ces machines : « J'ai même acheté des revues pour m'inspirer », explique l'artiste. Il a bien évidemment mesuré que le cheval de métal n'était rien sans l'homme. Comment du reste, sur le thème de la friche industrielle, aurait-il pu occulter la référe nce humaine ? Ancien de la rive-gauche, avec une partie de sa jeunesse passée rue de Stalingrad, quartier où évoluait le monde des cheminots, « avec ces vieilles baraques et ces petits jardins », était-il concevable que Coste de Champeron puisse priver ses toiles du monde en bleu de travail et des gueules noires ? : « J'adore les ouvriers. J'ai toujours adoré le monde ouvrier ».
Les friches seront à découvrir à compter du 9 et jusqu'au 22 août. Après, pas question pour l'artiste de prendre des vacances : Michel Coste de Champeron réfléchit déjà à une autre exposition sur le thème des épouvantails. Une autre histoire de nostalgie…
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Les dernières contributions
jmnegh
03/08/2012 à 14h16
Bravo l'artiste.
BARIS Dominique
CHÂLONS-en-CHAMPAGNE
02/08/2012 à 21h29
Avis de coquille:j'avais voulu écrire:
"Le peintre Châlonnais Michel COSTE de CHAMPERON est-il donc un poëte d'exprimant non pas par l'écrit,mais par ses tableaux,par ses oeuvres" et non pas:"Le peintre Châlonnais Michel COSTE de CHAMPERON est un ps'exprimant non pas par l'écrit mais par ses tableaux,ses oeuvres", "un ps' exprimant " à la place de "un poëte s'exprimant" provenant d'un problème technique!
Pour le reste de mon poste de 21 h 17,rien à retrancher,rien à ajouter,sauf à dire que chaque poëte a son mode d'expression à lui
BARIS Dominique
CHÂLONS-en-CHAMPAGNE
02/08/2012 à 21h17
Le peintre Châlonnais Michel COSTE de CHAMPERON est-il donc un ps'exprimant non pas par l'écrit,mais par ses tableaux,par ses oeuvres!
Je me souviens l'avoir vu peindre,il y a bien des années maintenant,une vue de la Place de la République en étant attablé à une terrasse de café!
Tiens,Michel COSTE de CHAMPERON parle du "cheval de métal n'étant rien sans l'homme"!
Parle-t-il de son vélo avec lequel moults Châlonnais ,dont moi-même d'ailleurs,le voient circuler dans la Ville.....