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Conférence-débat à la MJC Gambetta Le fighettisme, vous connaissez ?

Publié le mardi 09 octobre 2012 à 11H00 - Vu 63 fois


Le conférencier (à gauche) aux côtés de Sara Nussberger et Rosanna Buonocore.

Le conférencier (à gauche) aux côtés de Sara Nussberger et Rosanna Buonocore.


En avant-première de sa conférence-débat à la MJC Gambetta, Massimiliano Perrotta est allé à la rencontre des élèves de la classe d'italien au lycée Bazin.
Invité par Rosanna Buonocore, professeur d'italien, l'écrivain sicilien a présenté aux jeunes français un phénomène inquiétant très présent au-delà des Alpes : le fighettisme.
« C'est un style de vie qui caractérise la vie italienne de ces dernières années. L'adepte du fighettisme se soucie davantage de son apparence que de son être. La publicité et la mode font leur source d'inspiration, leur manière d'être », explique le conférencier.
Très en vogue en Italie, ce phénomène interroge, voire inquiète, ceux qui estiment que l'individu ne pas être figé dans un moule unique.
Le fighettisme, tel que décrit par l'écrivain, n'est autre qu'une dégénérescence de la modernité.
« Ils sont de plus en plus nombreux dans mon pays à faire l'apologie des marques, à ne pas vouloir être différents. L'Italien étant très conformiste, il n'est pas bon de ne pas ressembler aux autres », poursuit l'auteur de l'ouvrage dénonçant ce phénomène.
Le livre, Cornelia Battistini ou du fighettisme, se veut un pamphlet contre ceux qui ne veulent exister qu'au travers le regard des autres. Traduit en français par Sara Nussberger, il vient d'être édité en France.
La jeune femme, native de Charleville-Mézières vivant aujourd'hui à Rome, exerce le métier d'architecte et collabore avec Massimiliano Perrotta.
Au-delà de l'apparence unique, le fighettisme touche également d'autre domaine comme l'art contemporain qui voit la qualité des créations baisser. S'il reconnaît que la France est encore épargnée par le phénomène, l'auteur italien estime qu'il est bon de tirer la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit trop tard.
Après ce passage lycéen, le conférencier fut l'invité de l'association Les enfants de Gonzague dans le cadre d'une action interculturelle.
Débat et projection d'un film sur la Sicile étaient à l'ordre du jour.

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