Publié le samedi 19 juin 2010 à 11H00
Le simulateur présente un réel intérêt pédagogique, mais aussi économique et environnemental.
LA coopération transfrontalière, on en parle. Au lycée agricole du Balcon des Ardennes, à Saint-Laurent, on la vit au quotidien. Et ce n'est certainement pas Fabrice Savary qui dira le contraire.
Le directeur du centre de formation professionnelle pour adultes et du centre de formation d'apprentis (CFPPA-CFA) a en effet présenté jeudi le premier simulateur de conduite d'engins forestiers dont l'établissement est doté depuis mars dernier.
Un simulateur financé par des fonds français et belges et appelé à ce titre à servir de support pédagogique des deux côtés de la frontière.
« Après les accords de réciprocité pour la formation des Champardennais et des Wallons signés en avril 2009 », a rappelé Fabrice Savary, « les professionnels belges se sont impliqués en apportant une aide substantielle à cet investissement, à hauteur de 50 % ».
Le CFPPA de Saint-Laurent a commencé à former des bûcherons et des conducteurs de machines d'exploitation forestière dès 1990.
En partenariat avec le centre de compétences Wallonie bois de Libramont, l'institut provincial d'enseignement agronomique de La Reid (près de Spa) et la fédération des exploitants forestiers belges, il a ensuite développé une formation de 3e degré sur la conduite d'engins forestiers (porteurs et débusqueurs) ainsi qu'une initiation à la conduite d'abatteuse.
Outil pédagogique
Ce partenariat franco-belge a permis d'initier seize semaines de cours pratiques sur les chantiers forestiers initiés par la CFPPA.
De là est venue l'idée d'investir dans un simulateur de conduite, afin d'améliorer et de moderniser la formation.
C'est ce simulateur qui a été présenté jeudi à François de Meersman, l'un des responsables du secteur forestier belge, à Danielle Pilon, chargée de mission pour la coopération transfrontalière au conseil régional, à Marc Distrée, sous-directeur de l'école de La Reid, et à plusieurs autres personnalités.
Et la démonstration à laquelle celles-ci ont assisté a permis de constater que ce simulateur était tout le contraire d'une « grosse Play Station » (pour reprendre l'expression de Fabrice Savary) mais bien un véritable outil pédagogique.
Outre son intérêt pédagogique, il présente également un intérêt économique et environnemental puisqu'un véritable engin forestier consomme environ dix litres de gasoil à l'heure.
De plus, l'apprentissage sur simulateur permet de former des conducteurs mieux aguerris et donc de limiter la casse lorsqu'ils se retrouvent sur ces mêmes engins.
Bernard GIRAUD









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