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Conditions de travail au CFA-BTP Un mur d'incompréhensions

Publié le lundi 27 juin 2011 à 11H00 - Vu 106 fois


Exerçant leur droit de retrait, les formateurs n'accueillent pas les apprentis.

Exerçant leur droit de retrait, les formateurs n'accueillent pas les apprentis.


Toujours pas d'entente entre les formateurs et la direction du CFA-BTP. Les premiers exercent leur droit de retrait alors qu'en face, on parle de grève surprise.

ILS ne sont pas d'accord et aucune des deux parties ne semble prête à céder. Depuis dix jours, les formateurs du CFA-BTP exercent leur droit de retrait. Ils estiment que leurs conditions de travail, notamment, le manque de soutien de la direction en cas de conflit avec un apprenti, présentent « un danger grave et imminent pour leur santé » (l'union du 21 juin).
Ils ne font pas cours, mais n'ont pas pour autant cessé le travail, puisqu'ils se consacrent à d'autres tâches, comme remplir des bulletins ou corriger des copies.
Sanctions
La direction ne l'entend pas de cette oreille. De son point de vue, il s'agit ni plus ni moins d'une grève surprise, avec les conséquences que cela implique. « Leur salaire sera amputé », assure le secrétaire de l'association gestionnaire du CFA, Frédéric Haussoulier. Ce qui, précisons-le, n'est pas le cas quand on reconnaît aux salariés l'exercice du droit de retrait.
« Je suis déçu par l'attitude de ces formateurs. Débrayer sauvagement comme ils l'ont fait et prendre en otage les apprentis ne va pas redorer l'image de l'établissement », souligne Frédéric Haussoulier.
Il fait remarquer que le « danger imminent » invoqué par les salariés ne tient pas : « S'ils exercent leur droit de retrait parce que le toit menace de s'effondrer, d'accord, mais ce n'est pas du tout le cas ici. On parle d'un professeur qui aurait malmené un apprenti. Il a donc été mis à pied à titre conservatoire, le temps de l'enquête, puis il sera entendu. Je crois que les jeunes auraient pu, à juste titre, exercer leur droit de retrait si nous avions maintenu cet enseignant le temps de la procédure. »
Le secrétaire général balaie d'un revers de main l'idée que la direction prend systématiquement le parti des apprentis en cas de conflit.
Juge des Prud'hommes
Il assure que des sanctions et même des exclusions sont prises à leur encontre quand les faits sont suffisamment graves. « Il en est de même pour les formateurs. »
Jeudi, la réunion qui s'est tenue entre les deux parties n'a mené à rien, une seconde entrevue est donc programmée ce mercredi, mais personne ne semble prêt à lâcher du terrain. Si aucun accord n'était trouvé, il faudrait alors faire appel à un juge des Prud'hommes qui tranchera.

LEFEBVRE
llefebvre@journal-lunion.fr

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