Publié le mardi 22 septembre 2009 à 01H00 - Vu 12 fois
Claudine Ledoux (en médaillon) n'en démord pas. Elle veut un pôle marionnette à l'ex-école normale.
Angel Garcia - l'Union de Reims
EH bien non. Pas de trêve festivalière. Tout à la fois parée de son costume de présidente de la communauté d'agglo et de celui de maire du chef-lieu, Claudine Ledoux a voulu mettre les points sur les « i », hier, et préciser le projet de « pôle marionnette » sur le site de l'ex-école normale, rue Jean-Baptiste-Clément.
Une idée lancée au printemps et qui avait alors pris de court, y compris ses collègues PCF de la majorité. Mais un projet « fédérateur » qui a « enthousiasmé » les professionnels qu'elle a rencontrés ces derniers jours, a-t-elle noté, avec un brin de fierté. « Ils sont ravis de constater que Charleville a de l'ambition pour la marionnette… »
Et a contrario de fustiger celles et ceux qui ont réagi de manière bassement « politicienne » depuis quelques mois, « faisant même courir le bruit qu'on risquait de faire capoter le projet Troussel ou de perdre les crédits d'Etat. C'est faux.
On a commandé une étude, on se réunira (les partenaires et financeurs) en octobre et on prendra la décision ensemble. Point. Mais qu'on ne vienne pas reprocher au maire de Charleville d'avoir son mot à dire. Dans tous les cas, nous sommes le second financeur. Quand même un peu de décence. »
Sur le fond, l'argumentaire demeure inchangé.
Décision en octobre
Troussel ne cumulerait que des inconvénients : « Trop petit (2 400 m2 maxi, contre 4 500 à l'ex-école normale). On n'y accueillerait qu'une partie de l'Ecole (Esnam), sans même le bureau de la direction et le centre de ressources. Et les autres structures (Institut, bureaux du festival, Unima etc) resteraient disséminées… » A Jean-Baptiste-Clément, en revanche, que des avantages : « Une friche en moins (tout en gardant la possibilité à l'Opac de construire des logements, je dis cela pour rassurer mes amis communistes), un beau fleuron du XIXe réhabilité, un même espace réunissant tous les acteurs de la marionnette… » Et cerise sur le gâteau, le musée de l'Ardenne pourrait gagner de l'espace côté Winston-Churchill et présenter en permanence des collections de marionnettes.
Reste le nerf de la guerre. Le coût. Quand même. A Troussel, la facture serait de 7,5 M€ dont 3,8 de l'Etat, 1,2 de Cœur d'Ardenne (com'd'agglo), 1 de la région, 0,8 du département. Sur le site de l'ex-école normale, la facture resterait du même ordre pour ce qui est de l'Esnam. L'étude commandée dira dans quelques semaines ce qu'il en coûtera en plus pour y regrouper l'Institut, les Comédiens de chiffons et l'Unima. Liste non exhaustive.
« Si on va vite, une fois l'étude rendue en octobre, on conservera les crédits d'Etat. Ensuite, rien n'interdit de faire les choses en plusieurs phases. C'est ce qu'a suggéré le président du conseil général quand on l'a rencontré en juillet et il a raison. Et s'il n'y a pas de consensus, eh bien, on gardera le projet Troussel. Mais avouez que ce serait mieux de rendre cet espace à sa vocation première, c'est-à-dire le commerce. »
On se demande pourquoi personne n'a songé à le dire quand l'Institut l'a acheté, il y a une dizaine d'années. Autres temps, autres idées, autres élus…
Philippe MELLET
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