Publié le mercredi 07 juillet 2010 à 09H32 - Vu 16 fois
Le Pr Emmanuelle Gilot-Fromont se rend régulièrement à Boult-aux-Bois pour étudier la population féline.
Pour la troisième année, lors de la dernière semaine de juillet, entre 40 et 50 chats de Boult et Briquenay seront capturés pour être étudiés.
Rien de barbare là-dedans. « Nous posons des chatières, avec l'accord des propriétaires, mais certains nous confient directement leurs chats » explique Marie-Lazarine Poulle.
Un dépistage de la toxoplasmose, du FIV (le virus de l'immunodéficience féline) et de la leucose féline est réalisé sur ces chats et Marie-Amélie Forin-Wiart, doctorante au Cerfe, conduit une étude de leur comportement de prédation (l'infection par la toxoplasmose est lié à la consommation de rongeurs).
Moins de 6 cas sur 1 000
La toxoplasmose est une maladie complètement inoffensive sauf dans ke cas des femmes enceintes : elle peut provoquer des fausses couches ou des problèmes de développement pour le fœtus.
En France, chaque année 2,4 à 6 femmes enceintes pour 1 000 la contractent pendant leur grossesse. La contamination humaine peut se produire par contact avec de la terre souillée par les crottes de chats mais surtout en consommant de la viande peu cuite d'animaux ayant, eux-même, été contaminés en mangeant de l'herbe ou du foin souillé par les crottes de chats.
Le dépistage de la toxoplasmose est un des rôles de la prise de sang effectuée au début de la grossesse.
Dans la population animale, la toxoplasmose est également à l'origine d'avortements dans les élevages de bovins, ovins et caprins.
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