Publié le samedi 14 janvier 2012 à 12H00 - Vu 14 fois
Cernay, nouveau membre de Reims Métropole : cette nouvelle réalité s'est fait sentir lors de la cérémonie des vœux d'hier.
Cernay est bien un nouveau membre de l'agglomération Reims Métropole. Pour ceux qui en douteraient encore, la cérémonie des vœux d'hier soir en apportait la confirmation. Avec deux nouveautés très symboliques par rapport aux années précédentes : la présence parmi les invités des maires de Taissy et Champfleury, eux aussi nouveaux venus dans l'agglo, et donc « camarades de promo » en quelque sorte ; et puis la prise de parole de la présidente de l'agglo rémoise Adeline Hazan, par son vice-président Jean-Louis Cavenne interposé.
Inquiétudes
Alors, c'est vrai que cette entrée dans la communauté de la grande ville n'était pas « le premier choix » de Cernay, qui se serait plus volontiers tourné vers Witry et sa plaine de Bourgogne. Rien d'étonnant par conséquent à ce que le maire sarnacien Patrick Bedek fasse part dans son discours de ses « inquiétudes devant cette réforme territoriale », se demandant « quelle place la grande ville allait réserver à nos petites communes » ? Fort heureusement, il semble que les premiers contacts avec la présidente métropolitaine se soient avérés « constructifs et positifs », ce qui semble atténuer ladite inquiétude.
Jean-Louis Cavenne, qui parlait donc au nom de la grande agglomération, se voulait pour sa part résolument positif : « même si l'accouchement (du nouveau redécoupage) a été difficile, même si le schéma final ne correspond pas à celui que vous -et nous- envisagions au départ, c'est une chance à saisir », parce que Cernay et nous, « nous avons un destin commun ! »
Quant au secrétaire d'Etat Benoist Apparu qui clôturait la série des allocutions, il se montrait pragmatique, rappelant que ce redécoupage territorial s'inscrivait dans le cadre plus large des nécessaires économies à réaliser par notre pays pour résoudre son cruel problème d'endettement. Il en appelait donc très directement les élus à « arrêter les petites querelles entre grande ville et petites communes, même si cela doit bouleverser les habitudes ».
Antoine Pardessus
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